Ostéoporose : quels symptômes, quels traitements ?

Ostéoporose : quels sont les symptômes ?
Crée le : · Mis à jour le : 20/05/2021 15:51:26 · Temps de lecture :
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Maladie diffuse du squelette, l’ostéoporose touche principalement les femmes après la ménopause. Elle augmente le risque de fracture et peut ainsi rapidement provoquer une perte d’autonomie des personnes touchées. Quels sont les symptômes ? Quels sont les facteurs de risques ? Les traitements possibles ? Essentiel Autonomie vous apporte toutes les réponses.

Ostéoporose : quand les os perdent en densité

L’ostéoporose se caractérise par diminution de la densité osseuse et une détérioration de la micro-architecture des os. Cette fragilité peut entraîner des chutes et des fractures. Tous les os peuvent être touchés, mais ce sont principalement les vertèbres, les deux os de l’avant-bras, l’articulation du poignet, le col du fémur et le col de l’humérus à l’épaule, qui sont les plus fréquemment atteints. Ces fractures compromettent l’autonomie et la qualité de vie en raison de douleurs persistantes. 

Depuis la naissance et tout au long de la vie, la masse osseuse se constitue progressivement pour atteindre une quantité maximale appelée pic de masse osseuse. Mais avec l’âge, survient une perte osseuse inévitable. Chez les femmes notamment, à la ménopause, cette perte s’accélère à cause de la baisse du taux d’œstrogènes.


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Ostéoporose : quels sont les symptômes ?

Une perte progressive de la taille (en hauteur) peut être un signe d’alerte. En effet, l’ostéoporose peut notamment être responsable de tassements vertébraux, entraînant une diminution de la taille : il est donc important de se mesurer régulièrement.

En cas d’apparition de douleurs brutales (colonne vertébrale, etc.), il faut impérativement consulter le médecin traitant. Cependant, l’ostéoporose peut se développer silencieusement, en l’absence de douleurs et de symptômes visibles. Il est donc très important de dépister l’ostéoporose pendant cette phase indolore afin d’adopter un traitement adapté.

Un outil de diagnostic : l’ostéodensitométrie

Le dépistage de cette maladie repose sur un bilan biologique (prise de sang, analyse d’urines) et sur un examen radiologique appelé ostéodensitométrie. Cet examen de référence, simple et indolore, mesure la densité minérale osseuse et permet de détecter une ostéoporose. L’ostéodensitométrie se déroule comme une radiographie classique : vous êtes allongé sur une table de radiologie, le plus souvent sur le dos puis deux à trois mesures sont effectuées, sur les zones les plus fréquentes de fractures. Cet examen ne nécessite aucune préparation particulière, et est pris en charge (à 70 %) par l’Assurance maladie, pour les personnes à risque.

À partir de 50 ans, si vous présentez certains facteurs de risque, parlez de l’ostéoporose avec un médecin ou un rhumatologue afin de pouvoir bénéficier rapidement en cas de diagnostic positif, d’un traitement adapté.

BON À SAVOIR
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Quels sont les facteurs de risque ?

Le risque d’ostéoporose augmente donc avec l’âge. Après 50 ans, le nombre de femmes touchées par l’ostéoporose augmente : à 65 ans, environ 40 % des femmes en souffrent. À 80 ans, 70 % des femmes sont atteintes d’ostéoporose et parmi elles, 60 % présentent au moins une fracture, d’où la nécessité de reconnaître l’ostéoporose pour traiter la maladie (Source : Inserm — avril 2016).

Les principaux facteurs de risque

  • Une ménopause précoce de la femme (avant 45 ans)
  • Chez l’homme, une carence en hormones sexuelles mâles (testostérone) 
  • Une petite taille et un faible poids corporel (maigreur)
  • Des antécédents familiaux : le rôle de l’hérédité dans l’ostéoporose est prouvé. Une fracture ostéoporotique chez la mère multiplie par deux le risque de survenue d’une ostéoporose chez ses descendants 
  • Certaines pathologies (notamment inflammatoires) : les maladies endocriniennes comme l’hyperthyroïdie, la maladie de Cushing, le diabète, les maladies digestives (pancréatites, cirrhoses hépatiques, gastrectomies,) les rhumatismes inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante), la bronchite chronique et l’insuffisance respiratoire (favorisées par le tabagisme), l’hémochromatose (surcharge de fer dans le sang). 
  • Certains traitements pris sur une longue durée (plus de 3 mois) : les médicaments comme les corticoïdes (cortisone), les hormones thyroïdiennes, les héparines (anti-coagulants) 

Une prévention des risques indispensable

Prévenir l’ostéoporose est important : les fractures qu’elle entraîne diminuent considérablement la qualité de vie et peuvent avoir des conséquences graves, comme en cas de fracture du col du fémur.

Certains facteurs de risque sont liés au mode de vie et peuvent donc être évités :

  • Une nutrition inappropriée : une alimentation déséquilibrée, pauvre en calcium, un apport excessif de sels ou de protéines, des régimes amaigrissants trop stricts, une consommation excessive de café peuvent favoriser une ostéoporose 
  • Un tabagisme et une consommation excessive d’alcool : le tabac et l’alcool exercent une action directement nocive sur l’os et peuvent générer une insuffisance d’hormones sexuelles 
  • L’inactivité physique ou une activité insuffisante : la sédentarité et les périodes d’immobilisation prolongées sont néfastes pour les os 
  • Un manque d’ensoleillement (notamment chez les personnes âgées ayant tendance à moins sortir) : l’exposition au soleil favorise la synthèse de vitamine D, nécessaire pour absorber le calcium présent dans les aliments et minéraliser les os.

Il est important de bien adapter le logement afin de réduire risques de chutes à domicile des personnes âgées. L’aménagement de la salle de bain et des escaliers sont des travaux cruciaux à effectuer pour minimiser les risques de chutes particulièrement pour les personnes âgées souffrant d’ostéoporose.

Après avoir posé le diagnostic, le médecin ou le rhumatologue peuvent proposer plusieurs solutions pour prendre en charge la maladie.

Des traitements multiples

Les principaux traitements contre l’ostéoporose sont :

  • Les apports en calcium et en vitamine D pour compenser d’éventuelles carences 
  • Les amino bisphosphonates (alendronate, étidronate, risédronate, etc.) : ces molécules freinent le remodelage osseux et réduisent le risque de fractures. Ces médicaments présentent des contre-indications dans certains cas et des effets secondaires. Renseignez-vous et parlez-en avec votre médecin 
  • Le traitement hormonal substitutif de la ménopause (ou THS) : ce traitement par œstrogènes naturels (œstradiol) est souvent proposé aux femmes ménopausées pour compenser un déficit hormonal. Dans tous les cas, il doit être individualisé et nécessite une surveillance mammographique et gynécologique régulière. Parlez-en avec votre médecin ou gynécologue
  • Les modulateurs sélectifs des récepteurs des œstrogènes ou SERM (raloxifène) : ces molécules agissent au niveau de l’os, en imitant l’effet des œstrogènes (pour les femmes ménopausées).
     

Des règles de vie complémentaires

Ces traitements contre l’ostéoporose, alliés à des attitudes quotidiennes adaptées, permettent de prendre correctement en charge la maladie et de limiter ses conséquences.

Adopter certaines règles hygiéno-diététiques peut préserver le capital osseux et prévenir le risque de chutes et de fractures ostéoporotiques. Il est important :

  • D’avoir une alimentation équilibrée (laitages, fruits et légumes, apports en protéines suffisants, etc.) 
  • De veiller aux apports en calcium : il est recommandé un apport calcique entre 1 et 1,5 gramme par jour 
  • De pratiquer une activité physique régulière (équivalente à au moins 30 minutes de marche rapide quotidienne) : l’activité réduit le taux de perte osseuse et favorise l’équilibre 
  • De ne pas fumer (le tabagisme est nocif, notamment pour les os) 
  • D’éviter de boire de l’alcool 
  • De limiter la consommation excessive de café 
  • D’avoir un ensoleillement suffisant.
      

Différents médicaments sont prescrits pour ralentir l’évolution de la maladie et diminuer le risque de fractures. Adopter des règles de vie saines peut préserver le capital osseux et prévenir le risque de chutes et de fractures ostéoporotiques. Parlez-en à votre médecin traitant.

Il est important de bien adapter le logement pour réduire risques de chutes à domicile des personnes âgées. L’aménagement de la salle de bain et des escaliers sont des travaux cruciaux à effectuer pour minimiser les risques de chutes particulièrement pour les personnes âgées souffrant d’ostéoporose.

L’ostéoporose : symptômes et prévention en image

Découvrez en image les principaux symptômes et mesures de prévention de l’ostéoporose grâce à notre infographie complète.


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