Dépendance : quelles aides matérielles, financières et psychologiques ?

Aidants familiaux, vous n’êtes pas seuls face à la dépendance de votre proche : afin de prévenir le risque d’épuisement moral et physique, il existe diverses solutions pour vous aider et vous soutenir au quotidien. À quelles aides psychologiques, matérielles et financières pouvez-vous prétendre ? Qui peut vous aider dans vos démarches d’aidant ? Quels professionnels ou quelles structures peuvent vous accompagner ? Essentiel Autonomie répond à toutes vos questions.

Aidant : qui peut m’aider ?

Assister un proche en situation de dépendance peut être source d’épuisement. Pour pallier les difficultés liées à cette situation, diverses structures aident, mais également des professionnels médicaux ou paramédicaux peuvent vous venir en aide.

ClicCCAS, CNAV ou encore l’Assurance maladie peuvent vous orienter vers les bonnes personnes ou les dispositifs adéquats. Des structures telles que l’Argirc-Arcco proposent également des services d’« aide aux aidants » à travers un accompagnement, une écoute ou des solutions de répit. En complément, de jour comme de nuit, vous pouvez faire appel à des professionnels médicaux ou paramédicaux. Psychologiquement, cumuler sa vie d’aidant avec ses obligations professionnelles ou familiales n’est pas simple. Pour ne pas tomber dans la dépression ou le burn-out, des dispositifs de soutien existent, par téléphone, en centre de prévention, ou même spécifiquement dédiés aux aidants familiaux Alzheimer.

Proche aidant : comment échanger avec les soignants ?

Médecins, infirmiers, kinés, auxiliaires de vie… Beaucoup de professionnels peuvent se succéder auprès d’une personne âgée. Et pour ceux qui l’aident, il n’est pas toujours simple de bien se comprendre. Nos conseils pour constituer une équipe soignant-aidant soudée… et harmonieuse.

Assistance aux aidants familiaux Alzheimer : les dispositifs de soutien destinés à agir pour Alzheimer

Les aidants familiaux Alzheimer jouent un rôle important dans la prise en charge des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Quelle assistance est apportée aux aidants dans le cadre de leur activité ? Quelles sont les aides destinées aux aidants familiaux Alzheimer ?

Savoir s'entourer des bons professionnels lorsqu'on est aidants

Aider un proche peut demander beaucoup d'énergie : 9 aidants sur 10 se disent fatigués moralement et 8 sur 10 physiquement. Voici des services spécialement conçus pour vous, afin de retrouver un équilibre dans votre relation aidant-aidé.

Quelles aides financières pour la perte d’autonomie ?

La perte d’autonomie engendre de nombreuses dépenses. Il existe heureusement plusieurs aides dont peuvent bénéficier les personnes dépendantes, âgées ou handicapées, selon leur situation.

Les aides financières comme l’APA, l’ARSM, l’ARDH, le CESU ou encore diverses exonérations et déductions fiscales peuvent faciliter le maintien à domicile des personnes en situation de dépendance. Elles sont en général allouées aux personnes de plus de 55 ans ou de 60 ans, sous conditions de revenus, et en fonction du niveau de dépendance établi par la grille AGGIR (Autonomie, Gérontologie, Groupes Iso-Ressources). Lorsque l’entrée en EHPAD, en Résidence autonomie ou en établissement devient inévitable, d’autres aides permettent de financer les coûts souvent élevés de ce type d’hébergement. APA, ASH, APL ou Aide sociale à l’hébergement couvrent tout ou partie des frais liés à l’entrée en maison de retraite. Enfin, afin de garantir un minimum de ressources aux personnes dépendantes ou handicapées et leur permettre de vivre sereinement, diverses aides sociales existent telles que l’Aspa, la PCH ou encore l’AAH. De même, les aidants peuvent bénéficier de certaines aides financières pour mieux assurer leur rôle.

APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) : à quoi sert-elle, et qui y a droit ?

Votre proche est dépendant et a plus de 60 ans ? L'Allocation personnalisée d’Autonomie (APA) est une aide fondamentale pour lui permettre de financer (en totalité ou en partie) son maintien à domicile ou le tarif dépendance de son EHPAD.

CLIC, GIR, APA, ASH… Mais que signifient ces sigles ?

ALF, ALS, ou APL ? MAPA ou MAPAD ? Si vous aidez une personne dépendante, vous êtes souvent confrontés dans vos démarches à ces abréviations un peu barbares… Ce qu’ils signifient, à quoi servent-ils, vous concernent-ils : les réponses dans ce lexique.

GIR 1, 2, 3 ou 4 : mesurer le niveau d’autonomie d’une personne âgée avec la grille AGGIR

Le niveau d’autonomie d’une personne âgée s’évalue sur la base de la grille AGGIR. Elle établit six niveaux de dépendance, du plus dépendant (GIR 1) au plus autonome (GIR 6). Voici cette grille, et les explications pour l’utiliser.

Vous vous posez des questions juridiques ?

Être aidant implique parfois de prendre des décisions pour protéger la personne dépendante. Les mesures de protection juridique, par exemple la mise sous tutelle, la sauvegarde de justice ou le mandat de protection future permettent de protéger votre proche et d’éviter les abus de confiance. Elles sont en général décidées par un juge, après un examen précis du dossier. D’autres mesures existent pour faciliter les prises de décision et protéger la personne aidée vulnérable. Il s’agit entre autres de l’habilitation familiale et de la désignation d’une personne de confiance lors de l’entrée en EHPAD.

Prendre en charge la dépendance, c’est aussi prendre des décisions en amont de tout problème de santé pour se prémunir des difficultés financières et préserver ses proches en cas de perte d’autonomie. De nombreuses solutions existent comme la donation entre époux ou l’assurance dépendance.

Aidants naturels ou aidants familiaux : quelle définition, quel statut juridique

Mais un aidant, qu'est-ce que c'est ? Le terme d’aidant familial ou aidant naturel désigne les personnes venant en aide à une personne dépendante et/ou handicapée faisant partie de leur entourage proche ou choisie par la personne. L’aidant familial ou l'aidant naturel d'une personne âgée dispose désormais d’un réel statut juridique.

Tutelle, curatelle, habilitation familiale : les mesures juridiques pour protéger une personne dépendante

En France, 730 000 personnes bénéficient d’une mesure de protection juridique : tutelle, curatelle, ou sauvegarde de justice. L’objectif ? Les assister (et les protéger) dans les actes de la vie courante lorsqu’elles ne sont plus en mesure de les assumer elles-mêmes.

L’habilitation familiale, une façon plus simple de protéger un proche

Depuis janvier 2016, la procédure pour représenter un proche incapable de pourvoir seul à ses intérêts est simplifiée. Un nouveau dispositif appelé "habilitation familiale" permet aux proches d'une personne vulnérable de pouvoir la représenter, sans qu’il soit nécessaire de prononcer une mesure de protection juridique.