Maintien à domicile : comment aménager ses escaliers ?

Fatigant, voire dangereux : avec la perte d’autonomie, l’escalier devient un vrai souci pour votre proche ? Voici nos conseils pour le rendre plus accessible… ou le remplacer par un équipement (ascenseur, monte-escalier) qui facilitera les déplacements au domicile.

Adaptation de l’habitat : comment aménager ses escaliers ?

Votre maison (ou celle d’un proche) comporte plusieurs étages ? Avec l’avancée en âge, et encore plus en cas de handicap, l’escalier devient une “zone rouge” du domicile. Le gravir et le descendre devient plus difficile, fatigant… voire dangereux.

Un tiers des personnes, passé 65 ans, font au moins une chute par an, avec des risques de fracture, voire de perte importante de mobilité. L’escalier et la salle de bains constituant les endroits où le risque de tomber est le plus élevé. Il faut donc songer assez vite à sécuriser cette partie de la maison. Voici à quoi il faut être attentif pour un escalier plus sûr, et plus confortable.

COMMENT SÉCURISER UN ESCALIER ?

Pour éviter les chutes dans un escalier, celui-ci doit être bien éclairé, il doit permettre de s’assurer et les marches doivent être solides.  

DES MARCHES PLUS SÛRES

Un escalier sûr ? Il est constitué de marches ni trop hautes, ni trop pentues. Au-delà de 21 cm de haut, et 45° de pente, votre proche aura certainement du mal à monter et descendre son escalier. L’exercice sera plus fatigant, et plus risqué.

Autres dimensions à prendre en compte pour juger de la sécurité et du confort de l’escalier :

  • le giron (la profondeur) de la marche : il doit être supérieur à 24 cm, mais pas trop long non plus, sinon il faudra trop allonger le pas pour gravir l’escalier
  • la largeur : 70 à 80 cm, c’est un standard. Et c’est bien le minimum si vous voulez par exemple qu’une personne puisse accompagner et soutenir votre proche dans l’escalier.

Outre les questions de dimension, vous devrez vous pencher sur la surface de l’escalier : est-elle glissante ? S’il est couvert d’un tapis, ce dernier est-il correctement fixé ? Ne vaut-il pas mieux le rem placer par des bandes antidérapantes ? Enfin, on conseille d’éviter les espaces vides entre deux marches : le pied peut y glisser et se coincer : dans la mesure du possible, comblez ces vides par des contremarches.

DES MARCHES BIEN VISIBLES

Avec l’âge, la souplesse et la force dans les jambes diminue… et la vue aussi. Un escalier plongé dans la pénombre, et mal “matérialisé” constitue donc un vrai danger ! Vous devez donc vous assurer que la visibilité soit optimale à la montée comme à la descente.

Cela va passer d’abord par un bon éclairage. Vous pourrez par exemple :

  • unir l’escalier d’un plafonnier ou d’une applique assez puissant, idéalement commandé par un détecteur de présence, à défaut par des interrupteurs en haut et en bas,
  • installer des spots à l’aplomb des marches ,
  • poser des bandeaux lumineux sur chaque “nez” de marche.

Autre aménagement à prévoir : une meilleure matérialisation des marches et contremarches, pour les rendre plus visibles. Traiter la marche et la contremarche dans des couleurs contrastées (claire/sombre par exemple), et faire de même avec l’indispensable rampe ou main courante.

UNE RAMPE ADAPTÉE

Une rampe sur l’extérieur, ou une main courante le long du mur : c’est nécessaire dans tous les cas. Et cela s’avère indispensable pour une personne âgée ou souffrant de problème de mobilité. Pour s’assurer un bon confort lors de la montée et de la descente, on conseille une hauteur comprise entre 90 cm et 1 m. S’il s’agit d’une main courante, prévoyez un écartement de 5 à 10 cm du mur pour faciliter la préhension.

 

Bon à savoir

L’escalier est bien sûr l’une des zones de la maison à sécuriser en priorité.
Mais ce n’est pas la seule ! Retrouvez tous nos conseils pour aménager :

 

    MONTE-ESCALIER OU ASCENSEUR : QUEL CHOIX FAIRE ?

    Selon la configuration de l’escalier, il ne vous sera peut-être pas possible de l’adapter à la situation de votre proche. Et s’il éprouve trop de difficulté à se mouvoir, ou souffre d’un handicap, vous allez peut-être devoir trouver une solution alternative à l’escalier.

    LE MONTE-ESCALIER : LE MOINS COÛTEUX

    Première solution envisageable : le monte-escalier. Il s’agit d’un siège sécurisé, ou d’une plateforme pour les personnes en fauteuil roulant. Le monte-escalier se déplace sur un rail fixé le long des marches. Il fonctionne à l’aide d’une télécommande et s’adapte aux escaliers droits ou tournants. Son installation se fait en une journée et les prix varient de 3 500 à 9 000€.

     

    Bon à savoir

    Avant de vous engager dans l’acquisition d’un monte-escalier, vérifiez l’existence :

    • d’une assistance dépannage dans les 24 heures
    • d’une durée de garantie. Il peut être intéressant de souscrire une extension de garantie 10 ans lorsqu’elle inclut un entretien annuel.

     

      L’ASCENSEUR PARTICULIER : LE PLUS CONFORTABLE

      Votre escalier ne sera peut-être pas assez large pour y installer un monte-escalier. Ou cette solution pas idéale pour votre proche. Dans ce cas, vous pourrez vous orienter vers l’installation d’un ascenseur particulier. Si votre proche se déplace en fauteuil roulant, cette solution va s’avérer plus pratique et confortable.

      Ce type d’ascenseur s’installe en intérieur ou en extérieur (ce qui évite le percement d’une dalle). Il est généralement limité à un étage, il ne nécessite pas de local technique. Il supporte une charge de 250 kg et son encombrement au sol est de l’ordre d’1m2. Il faut compter entre 10 000 et 15 000 € (installation comprise) pour les modèles simples.

      QUELLES AIDES FINANCIÈRES POUR ADAPTER UN ESCALIER ?

      Pour ce type d’équipement, vous pouvez bénéficier, sous conditions, de certaines aides.

      Propriétaire ou locataire, ces installations entrent dans le champ des travaux d’amélioration du logement, c’est donc le taux de TVA réduit de 5,5% qui s’applique.

      Puisqu’il s’agit de travaux favorisant le maintien à domicile d’un senior vous pouvez également profiter d’un crédit d’impôt de l’ordre de 25% de la facture TTC à condition que ce logement soit la résidence principale.

      Enfin, sachez qu’il existe de nombreuses aides prévues pour favoriser les travaux d’aménagement du logement, et ainsi aider au maintien à domicile. Pour vous aider à y voir plus clair, voici 3 étapes pour identifier les bonnes aides.

       

      Maintien à domicile perte d'autonomie

       

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