En France, 14 % de la population adulte déclare une limitation fonctionnelle sévère ou une forte restriction, liées à un handicap. Et ce handicap s’accompagne souvent :
d’un état de santé plus dégradé que la moyenne,
de fragilités sociales et psychologiques plus fréquentes,
d’un niveau de revenu plus bas.
Pour faire face à ces situations, les pouvoirs publics ont créé de nombreuses aides, en ont ajusté d’autres… Voici les principales aides financières dédiées aux personnes en situation de handicap.
Quelles sont les principales aides financières pour les personnes en situation de handicap
Des aides générales
Aussi appelées aides légales, ces aides doivent permettre à une personne en situation de handicap de faire face à la majorité des dépenses que le handicap occasionne dans la vie de tous les jours.
Ce sont donc logiquement les plus répandues : la PCH concerne près de 400 000 bénéficiaires en France, la pension d’invalidité 850 000 personnes, l’AAH plus d’1,2 million.
Le remboursement de dépenses dans 5 grands domaines d’aides : humaines, techniques, à l’aménagement du domicile et aux transports, animalières et des aides exceptionnelles/spécifiques.
Un complément de revenu pour les bénéficiaires d’une pension d’invalidité (ou de retraite)
CPAM, MSA ou caisses de retraite de la fonction publique
PCH : le guide pour tout comprendre à la Prestation de compensation du handicap (PCH)
La PCH (pour Prestation de compensation du handicap) est une aide financière pour le handicap accordée par la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) et versée par le Conseil départemental.
L’AAH, un revenu minimum pour personnes en situation de handicap
L’Allocation aux adultes handicapés (AAH), c’est un revenu minimum accordé aux personnes en situation de handicap. À quelles conditions et après quelles démarches ? Pour quel montant ? En complément de quelles autres aides ? Ce qu’il faut savoir pour l’obtenir.
Les affections de longue durée (ALD) reconnues pour invalidité : quelles aides obtenir ?
Suite à un accident, ou à une maladie de longue durée, vous êtes considéré en invalidité ? Votre capacité réduite à travailler et à gagner votre vie vous donne droit à plusieurs aides : voici lesquelles, et comment les obtenir.
Élever un enfant en situation de handicap, ou lorsqu’on est soi-même en situation de handicap, cela occasionne des difficultés et des dépenses particulières. Et donc justifie des aides financières adaptées.
Une allocation pour chaque journée ou demi-journée passée auprès d’un enfant malade ou handicapé
Caf ou MSA
PCH “enfant”
Les mêmes dépenses que la PCH, pour les bénéficiaires de moins de 20 ans
MDPH
PCH “parentalité”
Les surcoûts induits par le fait d’avoir un jeune enfant lorsqu’on est en situation de handicap (aide humaine, achat d’articles de puériculture adaptés…)
MDPH
L’AEEH : comment obtenir cette aide pour les enfants en situation de handicap ?
Destinée à compenser les dépenses liées au handicap d’un enfant de moins de 20 ans, l’AEEH facilite l’embauche d’une aide dédiée, la réduction du temps de travail d’un parent, l’achat d’équipement dédié… Voici comment savoir si vous y avez droit et comment l’obtenir.
L’AJPP : l’indemnisation des jours pris pour prendre soin de son enfant
Conditions pour l’obtenir et la renouveler, montants, fonctionnement : tout savoir sur l’AJPP, cette allocation journalière qui vous indemnise pour les jours non-travaillés passés auprès d’un enfant malade ou en situation de handicap.
Un enfant malade ou en situation de handicap, c’est pour ses parents un accompagnement constant, du temps… et de nombreuses démarches. Liens, contacts… Voici toutes les ressources pour vous aider dans votre vie de parent aidant.
Carte mobilité inclusion : que permet-elle et comment l’obtenir ?
Avec l’âge ou le handicap, les sorties deviennent plus difficiles ? La carte mobilité inclusion (CMI), qui a remplacé les anciennes cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement, facilite les déplacements des personnes âgées en perte d’autonomie ou handicapées. Avantages, utilisations, démarches… On vous explique tout.
Personnes âgées ou à mobilité réduite : quelles aides pour se déplacer ?
Acheter une voiture, l’aménager, se faire conduire… La mobilité est un besoin vital, et une vraie difficulté pour les personnes âgées ou en situation de handicap. Heureusement, de nombreuses aides financières leur permettent de continuer à se déplacer.
MaPrimeAdapt’ : comment obtenir cette aide et adapter son logement ?
Depuis le 1er janvier 2024, MaPrimeAdapt’ est venue remplacer la plupart des anciennes aides afin de simplifier les travaux d’adaptation du logement des personnes âgées ou en situation de handicap. Montants, travaux remboursés, conditions pour l’obtenir : on vous dit tout sur MaPrimeAdapt’
Démarches, organismes, critères : ce qu’il faut savoir pour obtenir ces aides
Les organismes à connaître
Les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées)
L’aide et l’accompagnement des personnes en situation de handicap relèvent en bonne partie des départements. Avec, dans chaque département, une MDPH (ou parfois une MDA, Maison départementale de l’autonomie, regroupant les services d’aide au handicap et au grand âge).
Ces MDPH :
accueillent, informent et orientent les personnes en situation de handicap et leurs aidants,
évaluent les situations et les difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap,
attribuent les aides, sur décision de la CDAPH (Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées).
Bon à savoir
Sur les 101 départements français (incluant l’outre-mer), 74 permettent d’effectuer les démarches auprès de leur MDPH directement en ligne. Votre MDPH en ligne
La Caf (Caisse d’allocations familiales), la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) et la MSA (Mutuelle sociale agricole)
Dans le monde agricole (MSA) ou dans le régime général (Caf et CPAM), ces deux régimes distribuent certaines aides :
après accord de la MDPH (c’est le cas pour l’AAH et l’AEEH),
en direct (l’AJPP, la pension d’invalidité et l’Asi concernant la MSA, ces deux dernières aides étant accordées par la CPAM dans le régime général).
En savoir plus : Sur les pages dédiées au handicap sur les sites de la MSA, de la Caf et de la CPAM.
le degré de difficultés rencontrées par une personne en situation de handicap,
en raison de ce handicap,
dans tous les aspects de sa vie quotidienne (scolaire ou professionnelle, sociale, domestique…),
et en tenant compte de son environnement, des symptômes et effets secondaires de ces traitements éventuels, etc.
C’est une équipe pluridisciplinaire de la MDPH qui fixe ce taux d’incapacité, avec deux seuils importants :
de 50 à 79 % de taux d’incapacité : entrave “notable” dans la vie quotidienne de la personne, correspondant souvent à un premier niveau d’aide,
80 % ou plus de taux d’incapacité : l’autonomie pour la réalisation des actes essentiels de la vie quotidienne est dégradée, entraînant l’octroi d’un niveau d’aide supérieur.
À noter : le taux d’incapacité est toujours évalué à long terme : la durée prévisible des conséquences d’un handicap doit être d’au moins un an pour donner droit à une aide.
Pour l’Assurance maladie, vous êtes considéré(e) comme éligible à une pension d’invalidité si votre capacité de travail (ou de gain des fruits de votre travail) est réduite d'au moins 2/3 (-66 %). En d’autre termes, si vous n’êtes pas en mesure de gagner un salaire supérieur au tiers (33 %) de la rémunération normale des travailleurs de votre catégorie, dans votre région.
Qu’est-ce que la condition générale d’accès à la PCH ?
Cette évaluation, menée par des équipes de la MDPH auprès d’une personne qui fait une demande de PCH, consiste à observer sa capacité à réaliser (sans aide), 20 activités dans 4 domaines essentiels de la vie quotidienne :
la mobilité et la manipulation (se lever, marcher, faire appel à une motricité fine…),
l’entretien personnel (repas, toilette…),
la communication (parler, entendre, téléphoner…),
les tâches et exigences générales, et les relations avec autrui (maîtriser son comportement, s’orienter…).
Les critères d’âge
Les aides financières liées au handicap sont souvent “bornées” en fonction de l’âge du demandeur :
en-dessous de 20 ans (ou 16 ans lorsque le mineur s’assume financièrement), lui ou ses parents seront orientés vers des aides à l’enfance (AJPP, AEEH…),
de 20 à 60 ans, vers les aides générales au handicap,
Les démarches menant à la reconnaissance du handicap et à l’octroi d’une ou plusieurs aides sont souvent longues, avec de nettes disparités selon les territoires.
Pour s’assurer une prise en charge rapide, il faut donc :
remplir avec le plus grand soin les formulaires de demande d’aide, en particulier les sections décrivant les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne,
effectuer ses démarches bien en amont : 4, voire 6 mois, pour toute demande d’aide ou de renouvellement,
s’assurer de disposer de toutes les pièces justificatives, d’un certificat médical conforme, etc,
faire appel à toute l’aide disponible pour remplir son dossier et mener à bien ses démarches : organismes locaux, associations, collectifs…
Proche handicapé : où s’informer et trouver de l’aide ?
Accompagner un proche en situation de handicap est un engagement prenant. Vous ressentez le besoin d’être soutenu et accompagné ? De prendre du recul ? Voici les organismes, associations ou groupes de paroles qui vous aideront à faire face.
Handicap, dépendance… pourquoi cette différence de traitement ?
Avant ou après 60 ans, la perte d’autonomie sera traitée à travers deux “filières” différentes : celle du handicap, et celle de la dépendance liée à l’âge. Avec des aides, des interlocuteurs, des conditions d’accès… inégales. Comment s’y retrouver ?
Handicap au travail : quelles démarches pour un emploi adapté ?
Sortir du déni et du silence, obtenir la reconnaissance du handicap, et enfin aménager leur poste, leurs horaires et leurs missions : les travailleurs en situation de handicap doivent suivre un parcours semé d’embûches.