6 coups de main faciles pour soulager un aidant

Un collègue, un ami, un membre de la famille aide un proche dépendant ? La charge peut être lourde. Voici comment savoir s’il a lui aussi besoin d’aide… et 6 façons de le soutenir et lui permettre de faire face, dans la mesure de vos moyens.

Suivez le guide des 7 recettes entre aidants

Au travail : que faire pour un collègue aidant ?

Ils n’en font pas forcément étalage. Voire cachent leur situation, de crainte peut-être que les inévitables contraintes de la vie d’aidant ne les mettent en position de faiblesse. Mais avec 8,3 millions d’aidants dits “naturels” ou “familiaux” en France, il y a de très fortes chances qu’un ou une de vos collègues fasse partie de cette population.

Comment s’en rendre compte ? Quelques indices peuvent vous mettre la puce à l’oreille, notamment si la personne :

  • pose souvent des jours de congés au dernier moment,

  • se met à s’absenter régulièrement le midi, arrive plus tard le matin ou part plus tôt le soir,

  • vous semble globalement plus fatiguée, stressée, voire irritable.

En douceur, et avec discrétion, vous pouvez la “sonder” pour savoir ce qu’il en est. Et l’aider ensuite.

1. L’aider à rompre le silence

Volonté de séparer nettement sa vie professionnelle et ses soucis personnels, crainte d’être “placardisé”, sentiment d’évoluer dans un environnement pas forcément très compréhensif… Voici les principales raisons qui retiennent les aidants de faire état de leur situation. Sans compter que la perte d’autonomie d’un proche (parent, enfant, ami…) n’est jamais un sujet de conversation facile.

Moins d’un aidant sur deux s’ouvre donc auprès de sa hiérarchie, alors que le silence représente la plus mauvaise des options : impossible d’assumer et de justifier un manque de disponibilité ou des absences répétées si sa situation n’est pas connue.

Pour aider un aidant à votre travail, vous devez donc commencer par le convaincre de rendre sa situation publique. Cela peut passer :

  • par son supérieur hiérarchique direct,

  • par le service des ressources humaines,

  • par un représentant du personnel, ou du comité d’entreprise.

Aidez-le à faire le point sur sa situation, les contraintes qu’elle entraîne, ce dont il aurait besoin pour concilier vie d’aidant et vie professionnelle dans de meilleures conditions… Bref, enfilez votre casquette de coach !

 

BON A SAVOIR

La loi protège les aidants : Depuis le 1er janvier 2016, la loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement (ASV) offre aux aidants un certain nombre de droits. Et l’accès à des dispositifs de soutien, notamment dans le cadre professionnel. Parlez-en à votre collègue ! En savoir plus sur l’ASV

 

2. Lui permettre de mieux gérer son temps

Le principal souci d’un aidant ? Le temps. Ces personnes qui accompagnent un proche dépendant lui consacrent en moyenne 3 heures par jour. Pas toujours prises sur leur temps de travail, mais il leur est difficile d’éviter les conflits d’agenda…

Votre collègue va donc avoir besoin d’un peu de souplesse dans son emploi du temps. Et vous pouvez l’aider à explorer toutes les options pour choisir la plus adaptée :

  • une réorganisation de son service et de ses responsabilités pour lui permettre d’être moins “en première ligne”,

  • simplement de la flexibilité de l’employeur quant aux absences ponctuelles (et souvent imprévues),

  • la mise en place d’un compte épargne-temps pour obtenir RTT et congés plus facilement,

  • des jours de télétravail pour être plus près de son proche,

  • un cran plus haut, l’aménagement des horaires quotidiens, ou un temps partiel.

 

3. Lui offrir un “break”

Mener de front son travail, sa vie sociale et de famille, et la charge d’un proche dépendant est certes loin d’être évident. Pourtant, très peu d’aidants envisagent de mettre un terme à leur carrière. Pour des raisons financières autant que d’épanouissement personnel : le “boulot”, c’est aussi l’occasion de se sortir des soucis liés à la dépendance, de se socialiser et de maintenir une bonne estime de soi…

Malgré tout, votre collègue aura parfois besoin de dire stop. Ou de souffler quelques temps. Cela peut passer par de simples vacances, que vous pouvez faciliter en reprenant un temps ses dossier. Mais il existe aussi des dispositifs conçus exprès pour ces cas de figure :

  • le congé de proche aidant, d’une durée de 3 mois maximum, pour suspendre provisoirement son contrat de travail,

  • le congé de solidarité familiale, également de 3 mois, si le proche aidé est atteint d’une maladie engageant son pronostic vital.

 

Dans votre entourage : que faire pour un ami ou un membre de la famille aidant ?

Dans le cas d’un ami, d’un voisin, d’un membre de la famille… qui accompagne au quotidien un proche en perte d’autonomie, le diagnostic est souvent plus simple : vous êtes le plus souvent informé de la situation. Et vous voyez le temps qu’il consacre à son aidé.

Mais détecter s’il est en train de perdre pied, ou a simplement besoin d’un coup de main ponctuel, est plus délicat : rares sont les personnes qui font volontairement aveu de faiblesse. Pour en avoir le cœur net, il s’agira donc :

  • de prendre régulièrement des nouvelles, de l’aidant comme de l’aidé,

  • de rappeler régulièrement que vous seriez partant pour aider,

  • d’être attentif aux signes de fatigue, de stress, d’irritation...

4. Organiser des relais

Vous vous sentez prêt à vous engager ? Rien n’indique en effet qu’une personne en perte d’autonomie doive être accompagnée par une seule personne. Aidants secondaires, aidants informels… autant de termes qui désignent les “relais” de la personne qui est le plus souvent disponible.

Un aidant dit “secondaire” peut par exemple :

  • se proposer pour occuper un “créneau” dans la semaine pour jouer le rôle d’aidant de substitution,

  • accomplir certaines tâches qui rebutent ou prennent trop de temps à l’aidant principal (faire les comptes, les courses, assurer certains rendez-vous médicaux),

  • être là pour “jeter un oeil” et surveiller que l’aidé va bien à certains moments (par exemple si vous êtes un voisin), ou lorsque l’aidant principal part en vacances…

Très souvent, l’aidant, habité par ses responsabilités a tendance à “s’oublier”. Or pour bien aider les autres, il faut aussi prendre soin de soi. Être présent pour l’aidant, lui changer les idées, le sortir de son quotidien… c’est déjà très bien.

 

L’agenda collaboratif des aidants

Qui s’occupe de quoi ? Et quand ? Pour mieux organiser l’aide d’un proche dépendant, des agendas collaboratifs ont vu le jour. 

 

 

5. L’orienter vers les bonnes aides

APA, AAH, ACTP… Derrière ces sigles mystérieux se cachent un grand nombre de dispositifs de soutien, aux aidés comme aux aidants. Face aux conséquences du vieillissement et de la perte d’autonomie, les aides se sont en effet multipliées. Et il n’est pas toujours simple de s’y retrouver.

Comment aider un aidant à bien “cibler” ses demandes d’aides ? D’abord en l’aidant à faire le point sur ses besoins (ou ceux de son proche) les plus cruciaux : aménager le domicile, faire intervenir un professionnel des services à la personne, financer des soins ou un hébergement… Autant de cas de figure que nous détaillons dans notre “Guide des aides”. A télécharger, et à partager avec votre proche aidant !

6. Le mettre en contact avec des communautés d’entraide

Pouvoir échanger sur sa situation avec des personnes dans le même cas. Être accompagné psychologiquement. Obtenir des conseils. Pour un aidant, c’est autant d’occasions de prendre un peu de recul, et de soulager sa charge mentale.

Or dans le monde de l’aidance, l’entraide n’est pas un vain mot ! Vous connaissez une personne qui aide un proche et aurait besoin de soutien à son tour ? Vous allez pouvoir l’orienter vers :

Conçus par et pour des aidants ou des personnes habituées à les côtoyer et les conseiller, tous ces groupes et services permettront à votre ami, connaissance ou membre de la famille de mieux vivre sa vie d’aidant.

 

 

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