Besoin d'un break ? 5 solutions pour aider les aidants à souffler

Besoin d'un break ? 5 solutions pour aider les aidants à souffler
Crée le : · Mis à jour le : 18/05/2021 15:20:44 · Temps de lecture :
5 minutes

Aider un proche dépendant, même de bon cœur, peut se révéler usant. Prendre un congé, héberger ponctuellement son proche, s’offrir un soutien psychologique… Nos 5 idées pour vous permettre de souffler

Droit au répit : ces trois petits mots qui n’ont l’air de rien. Mais depuis qu’ils figurent dans la Loi d’adaptation de la société au vieillissement (LASV), ils changent radicalement la donne pour les quelques 8,3 millions de “proches aidants” en France.

Proche aidant, c’est le terme officiel pour désigner ceux qui aident au quotidien des proches, âgés, malades ou encore dépendants. Ce peut être :

  • un conjoint (marié ou PACSé),
  • un parent (fils et filles, nièces et neveux, cousins…),
  • un voisin, un ami, ou toute personne résidant avec la personne dépendante.

C’est votre cas ? La LASV, en prenant en compte le fait que le vieillissement et la dépendance allaient constituer (et constituaient déjà) un enjeu de société fondamental, vous a donc donné un statut légal : celui de proche aidant. Et des droits, dont le droit au répit.

Des solutions pour supporter le coût physique et psychologique de la dépendance

Car accompagner un proche dépendant a un coût financier, mais aussi mental et physique : on peut se retrouver débordé par l’ampleur de la tâche, négliger sa famille et ses amis, voire sa vie professionnelle… Et s’épuiser à la longue.

Les aidants de bénéficiaires de l’APA peuvent bénéficier de ces solutions

Allocation personnalisée d'autonomie, à quoi ça sert et qui y a droit ?

Les solutions offertes par le droit au répit ? Bénéficier d’un congé, pouvoir opter pour des solutions d’hébergement ponctuel pour votre proche, profiter d’un soutien psychologique… L’une d’entre elles vous permettra de prendre du champ, et un peu de recul. Pour votre plus grand bien -et celui de la personne que vous aidez.

Mieux s'organiser et souffler grâce à un congé

Proche aidant, ce n’est pas un métier ? Mais c’est souvent une préoccupation à plein temps… et explique qu’un aidant a besoin trouver des solutions pour libérer du temps et pouvoir souffler.
Bonne nouvelle : il y a droit, grâce à trois formes de congés : le congé de proche aidant, le congé de solidarité familiale, et les vacances répit.

1. Le congé de proche aidant : prendre du temps sur son “autre travail”

Concilier vie professionnelle et “carrière d’aidant” est l’une des principales difficultés pour qui s’engage auprès d’un proche dépendant. La plupart des aidants encore actifs constatent qu’ils ont du mal à mener les deux de front, en particulier dans des situations spécifiques où leur présence est indispensable auprès de leur proche lourdement handicapé ou dépendant.

C’est à cela précisément que sert le congé de proche aidant (autrefois appelé congé de soutien familial). Ouvert aux salariés aidants remplissant certaines conditions, il permet :

  • de suspendre ou de réduire (temps partiel) son activité professionnelle,
  • pour une durée cumulée d’un an maximum sur la durée d’une carrière,
  • à raison de 3 mois consécutifs maximum.

Ce congé ne peut pas être refusé par l'employeur si la demande est faite dans les règles. Il est indemnisé pour les salariés, les travailleurs indépendants, les fonctionnaires et les chômeurs indemnisés, dès octobre 2020, à hauteur de 43,83€ par jour si vous vivez en couple ou 52,08€ par jour si vous vivez seul. Si votre proche bénéficie de l’APA ou de la PCH, il peut également vous employer durant cette période.

2. Le congé de solidarité familiale : pour les situations médicales graves

Le congé de proche aidant s’applique dans le cas où votre proche est en situation de perte d’autonomie (c’est-à-dire si son GIR est évalué à 1, 2 ou 3). Le congé de solidarité familiale est là pour faire face aux cas plus graves :

  • pathologie mettant en jeu le pronostic vital,
  • phase terminale d’une affection grave et incurable.

Dans ces cas, l’aidant peut bénéficier d’un congé de 6 mois maximum (3 mois, renouvelable une fois), et qui peut être pris à temps plein ou à temps partiel. Oour compenser la perte de revenu, la Sécurité Sociale peut alors verser à l’aidant une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie d'un montant de 56,27€ (ou 28,14€ si le congé est pris en temps partiel).

3. Les vacances répit : pour s’aérer ensemble

Pas le cœur de partir en solo, mais besoin de vous évader du train-train quotidien ? Les centres de vacances "Vivre le Répit en Famille" sont la solution idéale pour passer du temps en famille, dans un lieu adapté à votre proche en perte d'autonomie, et propice au répit. 

S’offrir du temps avec les hébergements temporaires

Être en mesure de confier son proche à des personnes ou une structure compétents, afin de dégager du temps pour soi : c’est l’un des principaux ingrédients du droit au répit. Du plus épisodique au plus long, les formules sont suffisamment variées pour qu’un aidant trouve la solution qui lui offrira le loisir de souffler.

4. Du baluchonnage à l’accueil familial : trouver l’hébergement ponctuel qui vous offrira du temps

Quelques heures par-ci, par-là, ou une solution de “garde” régulière : en fonction de votre situation et de l’état de dépendance de votre proche, il existe beaucoup d’options qui vont vous offrir la possibilité de prendre un peu de temps…pour vous. Les voici dans les grandes lignes.

L’hébergementOù ?Quand et combien de temps ?Pour quelle situation
Le baluchonnageAu domicile de l’aidéQuelques heures ou quelques joursPour être remplacé épisodiquement par un professionnel, en permettant à son proche de rester dans son environnement familier
La halte répitDans un local dédiéGénéralement 1 à 2 demi-journées par semainePour les malades d’Alzheimer et affections apparentées. La structure n’est pas médicalisée, mais animée par des bénévoles formés
L’accueil de jourDans un Ehpad ou un établissement rattachéÀ la journée ou demi-journée, une ou plusieurs fois par semaineS’il est impossible de jongler entre toutes vos responsabilités, et que votre proche nécessite une surveillance
L’accueil de nuitDans un Ehpad ou un établissement rattachéLes nuits de semaines ou de week-endPour les aidants qui ne peuvent pas ou plus garder un oeil sur leur proche en soirée
L’accueil familialChez des particuliers agréés et formés (3 personnes accueillies maximum)Quasi toutes les configurations (quotidien ou espacé, temps partiel ou complet)Si vous avez besoin de la flexibilité qu’offre cette formule, et cherchez une alternative à un Ehpad
L’hébergement temporaireDans un Ehpad ou une Résidence AutonomieDe quelques semaines à trois moisAprès un hospitalisation, au cours de travaux travaux d’adaptation du logement, en préparation à l’entrée en maison de retraite. Ou si vous prenez des congés prolongés

Plus d’informations : tout savoir sur ces hébergements ponctuels

S’écouter un peu (et être entendu)

La charge ressentie lorsqu’on accompagne une personne dépendante n’est pas uniquement une question d’argent ou de manque de temps. C’est aussi un poids psychologique, dont on ne peut pas forcément se décharger sur son cercle familial ou amical.

5. Les groupes de parole et le soutien psychologique : pour alléger la “charge mentale”

Du Café des Aidants (1h30, entrée libre sans inscription) au recours à une “vraie” thérapie par un professionnel, les solutions qui relèvent du soutien psychologiques ont fleuri ces dernières années.

Certaines sont dispensées par des associations (comme France Alzheimer pour les personnes concernées par cette maladie), d’autres via les EHPAD ou les Clic. Là encore, les formules sont suffisamment souples et variées pour que chacun puisse y trouver son compte.

Besoin d'en parler ? 

Découvrez notre article "Proche aidant : en parler et trouver du soutien"

BON À SAVOIR : ECOUTE ET SOUTIEN
"Avec nos proches" est une association composée d’anciens aidants. Ces bénévoles répondent au téléphone aux aidants en difficulté ou en recherche de conseils et de partage d’expérience. Découvrir ce service


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