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L’AEEH : comment obtenir cette aide pour les enfants en situation de handicap ?

Crée le : 15/10/2025 · Mis à jour le : 30/06/2026 14:49:28 · Temps de lecture : 3 minutes

Destinée à compenser les dépenses liées au handicap d’un enfant de moins de 20 ans, l’AEEH facilite l’embauche d’une aide dédiée, la réduction du temps de travail d’un parent, l’achat d’équipement dédié… Voici comment savoir si vous y avez droit et comment l’obtenir.

L’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) est une aide financière pour les parents d’enfants en situation de handicap. Environ 400 000 foyers en bénéficient.

Cette prestation familiale est destinée à compenser les dépenses induites par le handicap de votre enfant. Quelles sont les conditions pour y avoir droit ? Le montant qui peut vous être accordé ? Les démarches à effectuer pour l’obtenir ? Réponses dans cet article.

L’AEEH : de quoi s’agit-il ?

En tant que parent d’un enfant en situation de handicap, vous faites face à des dépenses supplémentaires pour :

  • assurer l’éducation de votre enfant,
  • lui procurer les soins dont il a besoin,
  • le faire bénéficier d’aides (humaines ou techniques).

Vous pouvez également subir des baisses de revenus, par exemple parce que vous devez réduire ou arrêter votre activité professionnelle pour être auprès de votre enfant. L’AEEH vous permet de supporter ces surcoûts et baisses de revenus.

Que permet de financer l’AEEH ?

Grâce à l’AEEH et ses compléments, les familles dont un enfant est en situation de handicap font plus facilement face : 

  • aux frais médicaux et paramédicaux qui ne sont pas (ou partiellement) remboursés par l'Assurance maladie. C’est souvent le cas des spécialistes comme les psychomotriciens, ergothérapeutes, neuropsychologues, orthophonistes, ou des approches éducatives et comportementales sollicitées pour les troubles du spectre autistique ou les troubles « dys »,
  • au coût des aides dites “techniques” : appareillages et matériel de soin (fauteuil roulant par exemple), 
  • aux dépenses d'hygiène récurrentes telles que l'achat de couches ou d'alèses, 
  • aux travaux d’aménagement du logement et du véhicule
  • aux frais de transport, car les surcoûts liés aux rendez-vous médicaux de l'enfant, voire l'utilisation d'un service de transport adapté, sont souvent lourds, 
  • aux dépenses d’aides humaines et de gardes (embauche et la rémunération d'une tierce personne pour aider l'enfant dans les actes du quotidien).

Enfin, au-delà des dépenses matérielles “directes”, l’AEEH et ses compléments peuvent compenser la baisse ou la perte de revenus lorsqu'un parent est contraint de réduire son temps de travail (par exemple, passer à mi-temps) ou de l’arrêter complètement pour s'occuper de son enfant.

L’AEEH : une aide “de base”, des compléments et majorations

L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé se compose : 

  • d’une AEEH de base, versée mensuellement à toutes les familles qui y sont éligibles,
  • de 6 catégories de compléments à l’AEEH, correspondant à 6 degrés de besoins supplémentaires (en équipements ou en accompagnement humain),
  • d’une majoration pour les parents isolés. 

L’AEEH se demande auprès de la MDPH, et est ensuite versée, selon le régime auquel vous êtes affilié(e), par :

  • la Caisse d’allocations familiales (Caf),
  • ou la Mutualité sociale agricole (MSA).

Situation de handicap

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Quelles conditions pour obtenir l’AEEH ?

Il n’y a pas de condition de ressources pour l’AEEH : ni son obtention, ni son montant ne sont liés à vos revenus. 

Le handicap de votre enfant

Pour que vous bénéficiiez de l’AEEH de base, votre enfant doit présenter un taux d’incapacité : 

  • de 80 % ou plus (l’AEEH est automatiquement accordée dans ce cas),
  • de 50 % à 79 %, s’il est accompagné par un établissement ou un service médico-social, ou scolarisé dans un dispositif adapté à son handicap, ou qu’il reçoit des soins ou des rééducations spécifiques.

Ce taux d’incapacité est évalué par la MDPH.

La MDPH ne se base donc pas sur la nature du handicap. Qu'il soit sensoriel, moteur, ou cognitifs qui sont plus fréquents chez les enfants (autisme, troubles “dys”, troubles envahissants du développement…), n’importe quel type de handicap peut ouvrir des droits à l’AEEH. Car ce qui compte, ce sont ces conséquences : les limitations d’activité dont souffre l’enfant, et les conséquences sur sa famille.

À lire aussi : Les affections de longue durée (ALD) reconnues pour invalidité : quelles aides obtenir 

L’âge et le lieu de résidence de votre enfant

L’AEEH est attribuée : 

  • aux enfants de moins de 20 ans (les adultes peuvent demander à bénéficier de l’AAH),
  • aux enfants et aux familles qui  résident de manière permanente et régulière en France,
  • en dehors des périodes où votre enfant est pris en charge (en internat, à l’hôpital, dans certains établissements médico-sociaux gérés par l’État ou par l’Assurance maladie…) si cette situation n’entraîne pas de surcoût pour vous.

Votre propre situation familiale

Votre statut de parent “solo” ou non ne change rien à vos droits à l’AEEH de base ou à son complément. Mais le fait d’être un parent isolé vous permet en revanche d’obtenir une majoration aux compléments AEEH (à partir de la 2e catégorie).

Dépenses liées au handicap, recours à une aide humaine et réduction du temps de travail : les conditions pour obtenir un complément d’AEEH

En plus de l’AEEH de base, la MDPH peut vous accorder un complément d’allocation, plus ou moins important selon votre situation. Le montant de votre complément d’AEEH va être déterminé en fonction de 3 critères : 

  1. les dépenses supplémentaires que vous engagez en raison du handicap de votre enfant (matériel médical, adaptation du logement, frais de transport…),
  2. vos besoins en termes d’aide humaine (soins ou accompagnement importants pour la vie courante, l’école…),
  3. la réduction du temps de travail d’un des 2 parents pour s’occuper de votre enfant.

Plus vos besoins d’aide sont importants, plus le complément sera conséquent. Voici les conditions pour obtenir l'une des 6 catégories de complément AEEH depuis le 1er avril 2026 :

Infographie : les conditions pour obtenir le complément d'AEEH - catégorie "1" (voir la description ci-dessous)

Le complément d'AEEH se décline en 6 catégorie en fonction de 3 critères : les dépenses mensuelles en raison du handicap, la réduction du temps de travail d'un des parents, et le recours à une tierce personnes (en heure par semaine). Critère pour obtenir le complément d’AEEH en catégorie 1 : les dépenses mensuelles en raison du handicap sont de 267,77 €.

Infographie : les conditions pour obtenir le complément d'AEEH - catégorie "2" (voir la description ci-dessous)

Critère pour obtenir le complément d’AEEH en catégorie 2 : les dépenses mensuelles en raison du handicap sont de 463,82 €; OU la réduction du temps de travail d'un des parents est de 20%; OU le recours à une tierce personnes est de 8h.

Infographie : les conditions pour obtenir le complément d'AEEH - catégorie "3" (voir la description ci-dessous)

Critère pour obtenir le complément d’AEEH en catégorie 3 : les dépenses mensuelles en raison du handicap sont de 592,92 €; OU la réduction du temps de travail d'un des parents est de 50%; OU le recours à une tierce personnes est de 20h; OU les dépenses mensuelles en raison du handicap sont de 282,11€ ET la réduction du temps de travail d'un des parents est de 20% OU le recours à une tierce personnes est de 8h.

Infographie : les conditions pour obtenir le complément d'AEEH - catégorie "4" (voir la description ci-dessous)

Critère pour obtenir le complément d’AEEH en catégorie 4 : les dépenses mensuelles en raison du handicap sont de 834,72€; OU la réduction du temps de travail d'un des parents est de 100%; OU le recours à une tierce personnes est à plein temps; OU les dépenses mensuelles en raison du handicap sont de 394,82€ ET la réduction du temps de travail d'un des parents est de 50%; OU les dépenses mensuelles en raison du handicap sont de 394,82€ ET le recours à une tierce personnes est de 20h; OU les dépenses mensuelles en raison du handicap sont de 523,92€ ET la réduction du temps de travail d'un des parents est de 20%; OU les dépenses mensuelles en raison du handicap sont de 523,92€ ET le recours à une tierce personnes est de 8h.

Infographie : les conditions pour obtenir le complément d'AEEH - catégorie "5" (voir la description ci-dessous)

Critère pour obtenir le complément d’AEEH en catégorie 5 : les dépenses mensuelles en raison du handicap sont de 342,55€; ET la réduction du temps de travail d'un des parents est de 100%; OU le recours à une tierce personnes est à plein temps.

Infographie : les conditions pour obtenir le complément d'AEEH - catégorie "6" (voir la description ci-dessous)

Critère pour obtenir le complément d’AEEH en catégorie 6 : le handicap nécessite des soins et une surveillance constants; ET la réduction du temps de travail d'un des parents est de 100%; OU le recours à une tierce personnes est à plein temps

Exemple : Pour obtenir le complément d’AEEH en catégorie 4, il faut :

  • des dépenses d’au moins 834,72 € par mois en raison du handicap de l’enfant ;
  • OU qu’un des 2 parents arrête de travailler (100 % de réduction du temps de travail) ; 
  • OU avoir recours à une tierce personne à plein temps ;
  • OU soit qu’un des parents réduise son temps de moitié, soit qu’ils emploient une tierce personne 20h/semaine ET dépensent 394,82 €/mois
  • OU, enfin, soit qu’un des parents réduise son temps de travail de 20 %, soit qu’ils emploient une tierce personne 8h/semaine ET dépensent 523,92 €/mois.

AEEH : quels montants et quelles durées ?

AEEH de base, compléments et majorations : les montants en 2026

Depuis le 1er avril 2026, l’AEEH de base représente 153,01 € par mois. Dans le détail, voici les montants des compléments et majorations qui s’y ajoutent, par catégorie : 

CatégorieMontant du complément AEEHMajoration pour parent isolé
1114,76 €-
2310,80 €62,16 €
3439,91 €86,07 €
4681,71 €272,55 €
5871,26€349,06 €
61 298,44 €511,63 €

La durée d’attribution de l’AEEH

Depuis le décret n° 2026-227 du 30 mars 2026, les règles concernant la durée d’attribution de l’AEEH ont changé. Désormais, l’AEEH est attribuée :

  • pour une durée de 2 à 5 ans, si votre enfant présente un taux d’incapacité entre 50 % et 79 %,
  • pour une durée de 3 à 5 ans si son taux d’incapacité est de 80 % ou plus,
  • sans limite de durée dès lors qu'il n'y a pas de perspective d'amélioration de l’état de santé de votre enfant, quel que soit son taux d’incapacité.

L’âge limite pour percevoir l’AEEH

L’AEEH est accordée jusqu’aux 20 ans de l’enfant, ou à partir de ses 16 ans s’il n'est plus considéré comme étant à la charge de sa famille. À compter de ce moment, il peut demander à bénéficier de l’allocation aux adultes handicapés (AAH).

Bon à savoir

Comme toutes les allocations familiales, l’AEEH est versée par la Caf et la MSA le 5 de chaque mois. Si le 5 tombe un samedi, le versement a lieu le vendredi 4. S’il tombe un dimanche, le versement est reporté au lundi 6.

Obtenir l’AEEH : les démarches à entreprendre

La demande d’AEEH, étape par étape

Comme bon nombre de démarches liées au handicap, la demande d’AEEH nécessite du temps : entre 4 et 5 mois en moyenne (avec d’importantes variations d’un département à l’autre), selon le Baromètre des MDPH édité par la CNSA.

Il convient donc de s’y prendre dès que possible.

1. Récupérer et remplir le formulaire de demande de prestation handicap

Procurez-vous le formulaire unique (Cerfa n° 15692*01) : 

Consacrez un soin tout particulier à la partie “Votre vie quotidienne” (à partir de la page 6) : c’est celle qui vous permet d’expliquer les difficultés rencontrées par votre enfant et votre famille en raison du handicap, et aux services de la MDPH de mieux évaluer vos besoins d’aide.

2. Rassembler les justificatifs nécessaires

Dans le cas d’une demande d’AAH, ces pièces justificatives sont : 

  • un certificat médical prévu pour les demandes MDPH, de moins de 6 mois, rempli, daté et signé par votre médecin (généraliste ou spécialiste), 
  • un bilan auditif ou un bilan ophtalmologique si si votre enfant présente des déficiences auditives ou visuelles,
  • une photocopie recto-verso de sa pièce d’identité (carte d’identité ou passeport) et de celle d’au moins un des parents,
  • un justificatif de domicile,
  • un photocopie de l’intégralité du livret de famille (pour une première demande), 
  • ou la photocopie de toute décision officielle relative à l’exercice de l’autorité parentale (jugement, Pacs),
  • une attestation d’admission de votre enfant en établissement médico-social (en précisant s’il est placé en internat),
  • une attestation indiquant si votre enfant bénéficie ou non de soins en lien avec son handicap,
  • ces attestations doivent préciser si l’Etat ou l’Assurance maladie prennent en charge l’hébergement et les soins (et à quel niveau). 

Si vous faites une demande de complément, ajoutez à ces pièces :

  • les justificatifs (devis, facture) de vos achats liés au handicap de votre enfant,
  • les justificatifs de l’emploi éventuel d’une tierce personne,
  • les justificatifs de la réduction éventuelle de votre activité professionnelle.

3. Déposer le dossier complet auprès de votre MDPH

Vous pouvez donc le faire : 

  • par courrier (recommandé avec accusé de réception),
  • par Internet directement si vous passez par le service MDPH en ligne.

4. Suivre l’instruction de votre dossier

Conservez précieusement l’accusé de réception de votre demande, il comporte le numéro de votre dossier qui vous servira dans vos futurs échanges avec la MDPH. 

L’examen de votre demande va ensuite se dérouler ainsi : 

  1. Les équipes de la MDPH évaluent vos besoins, ceux de votre enfant, et, si nécessaire, vous réclament des précisions complémentaires ;
  2. Le dispositif d’aide (AEEH + complément éventuel) est soumis à la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui prend la décision de vous l’accorder ou non ;
  3. Cette décision vous est notifiée par courrier dans un délai de 4 semaines après tenue de la commission ;
  4. Si la décision est positive, la MDPH en informe l’organisme “payeur” de l’AEEH (la Caf ou la MSA selon votre cas), qui va de son côté vérifier si vous remplissez les conditions administratives (âge de l’enfant, résidence…) avant de vous la verser ;
  5. Si la décision est négative, vous disposez de plusieurs possibilités de recours.

Lorsque 4 mois se sont écoulés depuis le dépôt de votre demande, n’hésitez pas à recontacter la MDPH pour savoir si l’instruction est toujours en cours, ou si vous devez renouveler votre demande faute d’accord de leur part.

Délais d’instruction de la MDPH : combien de temps devrez-vous patienter ?

Officiellement, le délai de réponse de la MDPH pour une demande d’AEEH est donc de 4 mois. Dans les faits… c’est plus long, et parfois nettement plus long : 

  • en France, le temps d’attente moyen était de 4,5 mois en 2025 (un délai qui ne s’améliore pas d’une année à l’autre),
  • d’un département à l’autre, les disparités sont énormes : en Haute-Marne, vous ne patientez “que” 1,6 mois, contre 17,6 mois à Mayotte !

Voici, pour chaque département, les délais auquel s’attendre :

Carte des délais de traitement des demandes pour les enfants par les MDPH en 2025

AEEH QUEL DÉLAI DANS MON DÉPARTEMENT ? Délai moyen de traitement des demandes concernant des enfants, par département (moyenne des 4 trimestre 2025). Moyenne nationale  : 4,5. 01 : Ain : 5,2. 02 : Aisne  : 3,1. 03 : Allier  : 5,4. 04 : Alpes-de-Haute-Provence : 3,1. 05 : Hautes-Alpes  : 2,9. 06 : Alpes-Maritimes  : 5,0. 07 : Ardèche : 6,0. 08 : Ardennes  : 4,1. 09 : Ariège  : 4,8. 10 : Aube  : 4,5. 11 : Aude  : 3,1. 12 : Aveyron : 3,5. 13 : Bouches-du-Rhône : 3,4. 14 : Calvados : 5,1. 15 : Cantal : 2,3. 16 : Charente : 2,7. 17 : Charente-Maritime : 4,4. 18 : Cher : 3,7.<br>19 : Corrèze : 4,9. 20 : Corse  : 2,0. 21 : Côte-d'Or : 5,4. 22 : Côtes-d'Armor : 4,4. 23 : Creuse  : 3,8. 24 : Dordogne : 5,1. 25 : Doubs  : 4,5. 26 : Drôme  : 5,0. 27 : Eure : 4,6. 28 : Eure-et-Loir  : 2,9. 29 : Finistère : 3,7. 30 : Gard : 5,0. 31 : Haute-Garonne  : 4,9. 32 : Gers  : 4,2. 33 : Gironde  : 4,1. 34 : Hérault : 4,7. 35 : Ille-et-Vilaine  : 5,9. 36 : Indre : 3,4. 37 : Indre-et-Loire  : 3,5. 38 : Isère  : 5,8. 39 : Jura : 2,7. 40 : Landes  : 5,0. 41 : Loir-et-Cher  : 5,1. 42 : Loire  : 4,4. 43 : Haute-Loire : 3,8. 44 : Loire-Atlantique : 6,4. 45 : Loiret : 5,7. 46 : Lot : 3,9. 47 : Lot-et-Garonne  : 2,8 .48 : Lozère  : 5,5. 49 : Maine-et-Loire  : 4,5. 50 : Manche : 3,7. 51 : Marne  : 3,9. 52 : Haute-Marne  : 1,6. 53 : Mayenne  : 4,8. 54 : Meurthe-et-Moselle : 4,0. 55 : Meuse  : 3,1. 56 : Morbihan : 3,7. 57 : Moselle : 4,4. 58 : Nièvre : 5,5. 59 : Nord  : 4,6. 60 : Oise  : 3,6. 61 : Orne  : 4,8. 62 : Pas-de-Calais : 3,4. 63 : Puy-de-Dôme  : 5,7. 64 : Pyrénées-Atlantiques : 5,3. 65 : Hautes-Pyrénées  : 4,1. 66 : Pyrénées-Orientales : 2,3. 67 : Bas-Rhin  : 5,5. 68 : Haut-Rhin : 5,5. 6EA : Alsace : 5,5. 69 : Métropole de Lyon  : 5,3. 69 : Rhône : 8,6. 70 : Haute-Saône  : 3,7. 71 : Saône-et-Loire  : 5,5. 72 : Sarthe  : 5,3. 73 : Savoie  : 3,2. 74 : Haute-Savoie  : 4,4. 75 : Paris : 2,9. 76 : Seine-Maritime  : 6,9. 77 : Seine-et-Marne  : 5,4. 78 : Yvelines  : 3,3. 79 : Deux-Sèvres  : 2,5. 80 : Somme  : 3,9. 81 : Tarn  : 3,6. 82 : Tarn-et-Garonne  : 4,6. 83 : Var : 3,8. 84 : Vaucluse : 5,4. 85 : Vendée : 4,0. 86 : Vienne  : 3,8. 87 : Haute-Vienne  : 4,1. 88 : Vosges  : 2,4. 89 : Yonne : 4,4. 90 : Territoire de Belfort  : 3,0. 91 : Essonne  : 4,4. 92 : Hauts-de-Seine  : 8,4. 93 : Seine-Saint-Denis : 3,0. 94 : Val-de-Marne  : 2,7. 95 : Val-d'Oise : 4,2. 971 : Guadeloupe : 4,9. 972 : Martinique  : 8,8. 973 : Guyane : 3,4. 974 : Réunion : 5,4. 976 : Mayotte  : 17,6. Source : Baromètre des MDPH, CNSA<br>

Bon à savoir

Les délais étant donc très longs, il est possible en parallèle d’une demande d’AEEH de solliciter auprès de la Caf (ou de la MSA) l’octroi de l’AJPP en solution d’attente.

En savoir plus : l’AJPP

Refus, baisse ou non-versement de l’AEEH : vos possibilités de recours

Cas n°1 : la MDPH vous refuse l’AEEH de base

Comme pour les autres aides demandées auprès de la MDPH (PCH, AAH), vous disposez de plusieurs voies de recours “en cascade” si votre demande est rejetée. Attention : vous disposez de 2 mois après la notification du refus de la MDPH pour engager votre recours ! 

Voici comment procéder :  

  1. tenter en premier lieu une conciliation en envoyant un courrier motivé au directeur de votre MDPH,
  2. si cette conciliation n’aboutit pas, déposer un recours administratif préalable obligatoire (Rapo) auprès de la MDPH (le délai pour contester est alors de 2 mois à partir de la décision de conciliation),
  3. en cas d’échec, porter l’affaire devant le Tribunal de grande instance,
  4. et en dernier recours, auprès de la Cour d’appel.

Cas n°2 : la MDPH vous refuse le complément d’AEEH

Les démarches (conciliation, Rapo, contentieux au tribunal…) sont les mêmes que pour contester un refus d’AEEH. Mais votre argumentation et les pièces justificatives à fournir sont bien différentes.

Pour que votre recours aboutisse, vous allez devoir fournir : 

  • des attestations d'employeur ou des bulletins de salaire qui prouvent que vos revenus ont baissé, suite à la réduction de votre temps de travail pour vous occuper de votre enfant, 
  • les factures de garde par une tierce personne pour justifier de toutes vos dépenses en la matière,
  • les factures et devis pour le matériel adapté, les transports spécialisés, les frais de santé (pharmacie, soins non remboursés comme la psychomotricité ou l'ergothérapie…),
  • tous les documents permettant d’évaluer au mieux la situation de votre enfant et ses besoins, comme le GEVA-sco (Guide d’évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation établi avec l’équipe pédagogique de l’écol), les bilans de spécialistes, etc.

Cas n°3 : vous êtes en désaccord avec les versements de la Caf (ou de la MSA)

L’AEEH (et son complément) vous a été attribuée, mais : 

  • son montant a été modifié,
  • on vous réclame un trop-perçu,
  • on vous l’a supprimée ?

Ce n’est pas auprès de la MDPH que vous devez porter réclamation, mais auprès de votre organisme de prestations familiales (Caf ou MSA). 

  1. faites d'abord une réclamation auprès du service concerné 
  2. en cas d’échec, saisissez le médiateur de votre Caf depuis votre espace Caf en ligne (rubrique “contacter ma Caf”, “adresser ma demande via : saisir le médiateur”), ou depuis cette page pour la MSA,
  3. si le désaccord persiste, saisissez par courrier recommandé la Commission de recours amiable (CRA) de la Caf, dans les deux mois suivant la décision, à cette adresse pour la Caf Commission de Recours amiable - 11, rue de Châteaudun - 32013 Auch Cedex, et à l’adresse de votre caisse régionale pour la MSA
  4. si la CRA rejette la demande (ou après deux mois de silence qui valent rejet), vous pourrez alors saisir le Tribunal judiciaire dans les deux mois suivants.

Pour aller plus loin : Les associations et organismes qui peuvent vous aider dans vos démarches

Le renouvellement de l’AEEH

Lorsque l’AEEH n’est pas attribuée définitivement (c’est-à-dire jusqu’aux 20 ans de votre enfant), l’allocation sera renouvelée à votre demande.

Effectuez cette demande au minimum 6 mois avant la fin de la période d’attribution, compte tenu des délais de traitement, en remplissant à nouveau le formulaire unique de demande de prestation MDPH

  • si la situation de votre enfant n’a pas évolué, cochez en page 1 la case “Je souhaite le renouvellement de mes droits à l’identique car j’estime que ma situation n’a pas changé” et remplissez les parties A et E,
  • si la situation a changé, prenez le temps de remplir à nouveau la partie B (vie quotidienne),
  • et joignez à votre demande les justificatifs nécessaires (certificat médical, copie des titres d’identité de l’enfant et d’un parent au moins, justificatif de domicile).

Quelles aides pouvez-vous cumuler avec l’AEEH ?

Les aides cumulables (ou non)Vous percevez l’AEEH de baseVous percevez un complément d’AEEH
L’AJPP (Allocation journalière de présence parentale) *Oui, vous pouvez cumuler AJPP et AEEH de baseNon, pas de cumul possible
La PCH (Prestation de Compensation du Handicap) “Enfant”OuiEn partie** : vous ne pouvez bénéficier en plus que des aides de la PCH liées à l’aménagement du logement ou du véhicule, et aux surcoûts liés aux transports (le 3e élément de la PCH)
Allocations chômageOuiEn partie : jusqu’au complément 3 (inclus), le cumul est possible.
Le complément 4 et l’indemnité chômage sont cumulables lorsque ce complément est attribué pour une réduction du temps de travail de 20 % à 50 %, mais pas si vous avez cessé toute activité.
Allocation de solidarité spécifique (ASS)OuiEn partie : l’ASS est cumulable avec les compléments de 1 à 3.
Prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE)OuiOui
* L’AJPP peut représenter une solution provisoire tout le temps que votre demande d’AEEH est à l’étude. N’hésitez pas à demander à la CAF (ou à la MSA) l’étude de vos droits à cette allocation en parallèle de vos démarches auprès de la MDPH.
** Cumul du complément de l’AEEH et de la PCH : dans ce cas, lors de l’examen de votre demande d’aide, la CDAPH doit vous informer sur les différents scénarios vous concernant, pour vous permettre de faire un choix entre : 
- toucher l’AEEH de base avec un complément (mais pas la PCH),
- toucher l’AEEH de base (mais pas son complément) avec la PCH,
- toucher l’AEEH de base avec le 3e élément de la PCH et un complément AEEH pour couvrir les autres frais.

Pour en savoir plus sur l’ensemble des aides financières existantes et les démarches à faire, n’hésitez pas à consulter notre mode d’emploi des aides.


Pour en savoir plus