En parallèle de l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa), qui permet de supporter une partie du “tarif dépendance” en maison de retraite médicalisée, les aides au logement (APL, ALS, ALF et ASH) font baisser la facture côté “tarif hébergement”.
Tarif moyen d’un Ehpad : 2 808 € par mois en 2025. Montant moyen d’une retraite (nette) en France : 1 692 €1. Pour une personne âgée en maison de retraite, sans aide, le compte n’y est clairement pas…
Pour s’acquitter de leurs frais d’hébergement en Ehpad, les retraités doivent donc trouver d’autres sources de financement (puiser dans leurs économies, vendre leur domicile, compter sur le soutien de leurs enfants au titre de l’obligation alimentaire…) et solliciter des aides sociales.
Les aides financières pour financer une maison de retraite sont de 3 types :
- l’aide fiscale (crédit d’impôt en établissement d’hébergement), qui s’applique sur l’ensemble des frais occasionnés par le séjour en maison de retraite,
- l’aide à la dépendance (Apa en établissement), qui permet de faire baisser le tarif dépendance de l’établissement,
- les aides à l’hébergement (APL, ALS, ALF et ASH), qui visent à diminuer le tarif hébergement de l’établissement.
APL, ALS, ASH, ALF : le panorama des aides à l’hébergement en maison de retraite
Ces 3 aides ont le même objectif : financer en totalité ou en partie les frais de logement facturés par la maison de retraite. C’est dans le détail (les conditions d’obtention, les établissements qui y sont habilités…) qu’elles se différencient.
| APL (Aide personnalisée au logement) | ALS (Allocation de logement sociale) | ALF (Allocation de logement familiale) | ASH (Aide sociale à l'hébergement) | |
|---|---|---|---|---|
| Qui peut la demander ? | - Résident en France de manière stable, - en situation régulière, - avec des ressources conformes aux plafonds APL. | - Résident en France de manière stable, - en situation régulière, - avec des ressources conformes aux plafonds ALS. | - Résident en France de manière stable, - en situation régulière, - locataire ou sous-locataire de son logement, - marié(e) ou avec à sa charge un enfant, un proche âgée ou en situation de handicap, - avec des ressources conformes aux plafonds de l’ALF. | - Résident en France de façon stable et régulière, - âgé de plus de 65 ans (ou plus de 60 ans si inapte au travail), - avec des ressources inférieures au montant des frais d'hébergement. |
| Dans quels établissements ? | - Ehpad : OUI - USLD : OUI - Résidences autonomie : OUI - Résidences services seniors : OUI - Accueil familial : NON Condition : l’établissement doit être conventionné APL. | - Ehpad : OUI - USLD : OUI - Résidences autonomie : OUI - Résidences services seniors : OUI - Accueil familial : OUI Condition : uniquement dans les établissements qui ne sont pas conventionnés APL. | - Ehpad : OUI - USLD : OUI - Résidences autonomie : OUI - Résidences services seniors : OUI - Accueil familial : OUI Condition : uniquement dans les établissements qui ne sont pas conventionnés APL. | - Ehpad : OUI - USLD : OUI - Résidences autonomie : OUI - Résidences services seniors : NON - Accueil familial : NON Condition : l’établissement ou l’accueillant doit être habilité à l’aide sociale. |
| Qui accorde cette aide ? | La Caf (Caisse d'allocations familiales) ou la MSA (Mutualité sociale agricole) pour les retraités du régime agricole | La Caf (Caisse d'allocations familiales) ou la MSA (Mutualité sociale agricole) pour les retraités du régime agricole | La Caf (Caisse d'allocations familiales) ou la MSA (Mutualité sociale agricole) pour les personnes relevant du régime agricole | Le Conseil départemental (demande à faire auprès de votre CCAS) |
| Quel est son montant mensuel moyen ? | 44 € | 44 €2 | 319 €2 | 872 €2 |

Perdu(e) dans toutes ces aides ?
Ressortissants de Malakoff Humanis Agirc-Arrco, faites appel aux conseillers Autonomie+ pour identifier les bons dispositifs, monter vos demandes d’aides, et gagner du temps dans vos démarches.
APL, ALF et ALS : 3 aides au logement en “cascade”
Ces 3 aides sont accordées par les mêmes organismes :
- la MSA (la “sécurité sociale agricole”) pour les retraités du régime agricole,
- la Caf (Caisse d'allocations familiales) pour les retraités du régime général.
Ces deux administrations vont les accorder (ou non) en fonction de 3 critères : la nature du logement, les revenus, et la composition du foyer. Selon un principe de substitution : l’APL prime si vous y avez droit, à défaut on examine votre éligibilité à l’ALS.
APL, ALF ou ALS ? Un choix en fonction de la nature et du statut du logement
Premier critère pour vous accorder l’une ou l’autre de ces aides : le logement. Pour toucher l’APL ou l’ALS, il doit s’agir de votre résidence principale.
Ensuite, un premier “aiguillage”entre APL et ALS va dépendre du statut de votre maison de retraite :
- si votre Ehpad/USLD ou résidence autonomie et résidence services seniors a noué une convention avec l'État, vous toucherez l’APL,
- dans le cas contraire, vous demanderez l’ALS ou l’ALF.
Bon à savoir
Notre annuaire des maisons de retraite permet de rechercher spécifiquement les établissements conventionnés APL ou habilités à l’ASH.
ALF ou ALS ? Un choix en fonction de la situation familiale
Si votre établissement n’est pas conventionné, ou que vous êtes hébergé(e) en accueil familial, deux aides au logement peuvent vous concerner : l’ALS (Allocation de logement sociale) ou l’ALF (Allocation de logement familiale).
Dans ce cas, c’est votre situation familiale qui détermine quelle aide demander : si vous avez des "charges de famille", vous percevrez automatiquement l'ALF. Autrement dit, vous pouvez de cette allocation si :
- vous avez un ou plusieurs enfants à charge (de moins de 21 ans) ou percevez des prestations familiales ou de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH),
- vous êtes enceinte (seule ou en couple), à partir du 1er jour du mois civil suivant le 4e mois de grossesse,
- vous êtes un "jeune ménage" (mariés depuis moins de 5 ans, sans enfant, et la somme de vos âges ne dépasse pas 55 ans),
- vous avez à charge un ascendant (parent ou grand-parent) de plus de 65 ans (ou 60 ans en cas d'inaptitude) avec de faibles ressources (revenus inférieurs ou égaux au montant de l’Aspa).
- vous avez à charge un proche (ascendant, descendant ou collatéral) atteint d'une incapacité permanente d'au moins 80 % ou dans l'impossibilité reconnue de travailler.
Dans tout autre cas, vous serez bénéficiaire de l’ALS.
Les revenus : le critère principal pour accorder ces aides (et calculer leur montant)
ALS, ALF et APL sont destinées aux personnes à revenus modestes, pour leur permettre de réduire la charge de leur loyer (c’est-à-dire le montant du tarif hébergement pour les personnes qui vivent en maison de retraite).
La Caf et la MSA, pour décider de les attribuer, se basent sur un revenu “plafond” (appelé le R0), qui est déterminé chaque 31 décembre en fonction de l’indice de référence des loyers (qui permet d’estimer le coût moyen du logement sur le territoire français) :
- si vos revenus sont égaux ou inférieurs à ce R0, vous percevez le montant maximal de l’APL (ou de l’ALS),
- le montant de vos APL ou ALS décroît ensuite en proportion de vos revenus,
- passé un certain seuil de revenus, vous n’êtes plus éligible à ces aides.
Pour un retraité, les revenus pris en compte dans ce calcul sont :
- ses pensions (retraite et invalidité) sur les 12 derniers mois,
- ses pensions alimentaires s’il en perçoit,
- les revenus qu’il tire de son patrimoine (loyers et fruits de ses placements financiers imposables),
- le patrimoine lui-même, s’il dépasse 30 000 €. Au-dessus de cette somme la CAF ou la MSA ajoute un revenu “forfaitaire” (3 % du montant des capitaux financiers (livrets, assurance-vie, etc.), 50 % de la valeur locative pour les immeubles bâtis (comme une résidence secondaire), 80 % de la valeur locative pour les terrains non bâtis).
Bon à savoir
Cette dernière règle a de bonnes chances de ne pas s’appliquer pour vous. En effet, même s’il dépasse 30 000 €, le patrimoine n'est pas pris en compte pour :
- les bénéficiaires de l'Allocation aux adultes handicapés (AAH),
- les personnes âgées vivant en Ehpad ou en résidence autonomie.
La composition du foyer
Enfin, l’APL et l’ALS dépendent de la composition du foyer. Les revenus pris en compte et les plafonds vont varier selon que vous vivez :
- seul(e) ou en couple,
- avec 1, 2… 6 personnes à charge ou plus.
En résumé : les plafonds des APL et ALS en 2026
En 2026, voici les seuils permettant de savoir, selon votre situation familiale, si vous pourrez percevoir l’APL ou l’ALS :
| Composition du foyer | R0 (plafond de ressources annuelles pour montant maximal de l’APL ou de l’ALS) | Revenu net mensuel de "sortie" (plafond de ressources à partir duquel il n’y a plus d’APL, d’ALF ou d’ALS) |
|---|---|---|
| Personne seule (sans personne à charge) | 5 235 € | 1 319 € |
| Couple (sans personne à charge) | 7 501 € | 1 605 € |
| Avec 1 personne à charge (personne seule ou couple) | 8 947 € | 2 032 € |
| Avec 2 personnes à charge (personne seule ou couple) | 9 148 € | 2 425 € |
| Avec 3 personnes à charge (personne seule ou couple) | 9 498 € | 2 960 € |
| Avec 4 personnes à charge (personne seule ou couple) | 9 851 € | NC |
| Avec 5 personnes à charge (personne seule ou couple) | 10 202 € | NC |
| Avec 6 personnes à charge (personne seule ou couple) | 10 554 € | NC |
| Pour chaque personne à charge supplémentaire au-dessus de 6 (personne seul ou couple) | + 346 € | NC |
La localisation : des aides modulées en fonction du coût du logement
Sa localisation entre aussi en ligne de compte, avec 3 zones distinctes :
- la zone 1 (la plus “tendue”) comprend Paris et sa proche banlieue, ainsi que les villes nouvelles d'Île-de-France,
- la zone 2 regroupe le reste de l'Île-de-France (les communes non situées en zone 1), les grandes agglomérations (villes de plus de 100 000 habitants) et les villes nouvelles des autres régions, la Corse et les départements et régions d'outre-mer (DROM), y compris Mayotte,
- la zone 3 correspond au reste du territoire métropolitain (c'est-à-dire les agglomérations de moins de 100 000 habitants et les zones rurales).
Pour chacune de ces zones, la Caf et la MSA déterminent un loyer maximal à partir duquel elles cessent d’augmenter le montant de l’aide. Autrement dit : si votre loyer (ou tarif hébergement ) atteint ou dépasse le plafond, l’APL, l’ALF et l’ALS n’augmentent plus.
Et voici les plafonds appliqués en 2026 aux loyers par la Caf et la MSA selon votre zone de résidence.
| Composition du foyer | Zone 1 | Zone 2 | Zone 3 |
|---|---|---|---|
| Personne seule | 333,14 € | 290,34 € | 272,12 € |
| Couple sans personne à charge | 401,78 € | 355,38 € | 329,88 € |
| Personne seule ou couple avec 1 personne à charge | 454,10 € | 399,89 € | 369,88 € |
| Par personne à charge supplémentaire | + 65,89 € | + 58,21 € | + 53,01 € |
On le voit : le calcul des aides au logement est pour le moins complexe… Heureusement, les organismes qui les versent en ont conscience, et ont mis en ligne des simulateurs qui vous permettront de vérifier si vous y avez droit, et combien vous pouvez espérer toucher :
Le versement des aides au logement
Le plus souvent, l’APL est versée directement à la maison de retraite par la Caf ou la MSA, et l’établissement ne vous facture donc que le reste de loyer à votre charge.
Pour l’ALS ou l’ALF, qui ne sont accordées lorsque l’établissement n’est pas conventionné, c’est généralement au résident que l’aide est versée, ce dernier payant ensuite l’intégralité des frais d’hébergement.
Bon à savoir
APL, ALF et ALS ne sont évidemment pas cumulables (c’est l’une ou l’autre), mais elle s’ajoutent avec les autres grandes aides destinées aux personnes en maison de retraite :
- Apa en établissement et crédit d’impôt établissement (si vous vivez en Ehpad ou en USLD),
- Apa à domicile et crédit d’impôt pour les aides à domicile (si vous résidez en maison de retraite non médicalisée comme une résidence autonomie).
L’ASH (Aide sociale à l'hébergement) : une aide en plus pour les personnes âgées
Aide sociale allouée par les Conseils départementaux, l’ASH est ce qu’on appelle une aide subsidiaire : elle intervient en complément des ressources de son bénéficiaire, et des aides qu’il reçoit (comme l’APL ou l’ALS) pour couvrir les frais d'hébergement.
Qui peut en bénéficier ?
À la différence de l’APL, de l’ALF et de l’ALS qui sont des aides universelles (sans condition d’âge), l’ASH est exclusivement dédiée aux personnes âgées :
- à partir de 65 ans (ou 60 ans en cas d'inaptitude au travail),
- résidant en France,
- dont les ressources financières sont insuffisantes pour payer ses frais d'hébergement.
Quelles maisons de retraite permettent de toucher l’ASH ?
Réservée donc aux (très) petits revenus, l’ASH peut être versée aux personnes qui résident :
- en établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad et USLD),
- en accueil familial,
- en résidence autonomie, mais pas en résidence services seniors.
Pour en bénéficier, il faut que l’établissement (ou l’accueillant) soit habilité à l'aide sociale par le département. Il peut l’être pour l’ensemble de ses chambres, ou pour une partie seulement.
Concrètement, 65 % des Ehpad en France sont habilités à l’aide sociale sur toutes leurs chambres, 17 % partiellement habilités et 17 % pas du tout2. C’est très variable selon le statut (et donc la dimension “sociale” de l’établissement) :
- 93 % des Ehpad publics sont totalement habilités,
- 74 % des Ehpad privés à but non lucratif le sont aussi,
- mais seulement 4 % des Ehpad privés (et 58 % ne le sont pas du tout).
Vous cherchez un Ehpad habilité à l’aide sociale ? Trouvez-les avec notre annuaire des maisons de retraite.
Quelles conditions de ressources pour prétendre à cette aide ?
Il n’existe pas de “plafond” officiel permettant de décider de votre droit à toucher l’Aide sociale à l'hébergement. Le principe est beaucoup plus simple que pour les aides au logement de la CAF : si vos revenus (retraites, allocations, revenus du patrimoine) sont inférieurs au coût de votre hébergement, vous pouvez toucher l’ASH.
Quel est son montant ?
Là encore, pas de montant fixe et universel : le montant que l’ASH dépend avant tout de votre capacité à payer une partie de vos frais d’hébergement, et de la marge de la politique sociale de votre département.
Si vous êtes éligible à l’ASH :
- vous consacrez 90 % de vos revenus au paiement de vos frais d’hébergement,
- le département couvre la différence entre ce que vous payez, et le “loyer” (le tarif hébergement pour un Ehpad, la redevance dans une résidence autonomie),
- sachant que les 10 % qui vous restent ne peuvent pas représenter moins de 125 € par mois (en 2026 : ce montant correspond à 1 % du montant annuel de l'allocation de solidarité aux personnes âgées).
Deux exemples pour rendre cela plus clair :
| Personne n°1 | Personne n°2 | |
|---|---|---|
| Revenus mensuels | 1 600 € | 900 € |
| Coût de l’hébergement | 2 200 € | 2 200 € |
| Contribution financière théorique du résident | 1 600x90% = 1 440 € | 900x90%=810 € |
| Reste à vivre | 160 € Cette somme est supérieure au minimum légal de 125 € : pas d’ajustement. | 90 € Cette somme est inférieure au minimum légal de 125 € : son reste à vivre est ajusté à 125 €. |
| Montant réel de l’ASH | 2 200-1 440=760 € | 2 200-775=1 425€ Car la contribution financière réelle n’est que de 775 € (900 €-125 €). |
Note importante : avant de verser cette ASH, le Conseil départemental vérifiera si les enfants (obligés alimentaires) peuvent payer une partie des frais d’hébergement. L'ASH ne couvre que ce que la famille ne peut pas payer.
Pour en savoir plus : Obligation alimentaire : dois-je soutenir financièrement mes (beaux) parents
Des montants qui varient selon les départements
En 2023, les départements versaient en moyenne 872 € par mois aux bénéficiaires de l’ASH2. Mais cette somme varie beaucoup selon les départements.
Certains se montraient très “généreux”, avec une ASH qui dépassait nettement les 1 000 € par mois :
- Aisne
- Corrèze
- Corse
- Essonne
- Gard
- Haute-Marne
- Hauts-de-Seine
- Indre
- Loiret
- Moselle
- Oise
- Paris
- Pas-de-Calais
- Seine-Saint-Denis
- Val-d'Oise
- Vienne
- Yonne
- et Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, outre-mer.
À l’inverse, ces 15 départements allouaient moins de 600 € d’ASH en moyenne à leurs résidents :
- Ain
- Alpes-Maritimes
- Aveyron
- Deux-Sèvres
- Haute-Garonne
- Haute-Loire
- Haute-Saône
- Landes
- Loir-et-Cher
- Manche
- Marne
- Nord
- Puy-de-Dôme
- Pyrénées-Atlantique
- Tarn.
L’explication ? Elle tient en partie aux tarifs des Ehpad et des résidences autonomie, qui varient sensiblement selon la localisation, obligeant les départements où l’hébergement coûte plus cher à faire un effort plus important. Mais aussi à la politique sociale des départements. Certains intègrent dans le “reste à vivre” des habitants d’autres dépenses que l’hébergement :
- dans plus de 8 départements sur 10, le reste à charge dépendance facturé par les Ehpad (le tarif dépendance pour les personnes en Gir 5-6),
- dans 3 départements sur 4, les frais de mutuelle,
- dans 4 départements sur 10, les frais d’assurance et les prélèvements fiscaux.
Renseignez-vous donc sur ce que votre département prend en charge dans le cadre de l’ASH, vous pourriez avoir des surprises !
Demande d’ASH : quelles sont les démarches ?
Pour demander l’Aide sociale à l’hébergement, direction votre mairie ou son Centre communal d’action sociale (CCAS). Vous pourrez y retirer votre dossier de demande, voire solliciter de l’aide pour le remplir. Et c’est à ce même guichet que vous le déposerez une fois qu’il sera complet.
La mairie transmet ensuite votre demande aux services du département. La décision concernant votre demande d’ASH est prise par le Président du Conseil départemental.
Comment se passe le versement de l’aide ?
L’ASH est quasi systématiquement versée directement par le département à l’établissement (ou l'accueillant). Avec 2 cas de figure selon les départements :
- le département paie à l’établissement l’intégralité des frais d’hébergement, puis vous demande de lui reverser votre participation ;
- le département ne paie que le montant de l’ASH à l’établissement, et ce dernier vous facture directement le montant de votre participation.
Obligation alimentaire et récupération sur succession : une aide qui n’est pas neutre pour les familles
Pour la famille d’une personne âgée qui bénéficie de l’ASH, cette aide n’est pas neutre. D’abord parce qu’elle ne “remplace” pas l’obligation alimentaire, c’est-à-dire le soutien financier qu’un conjoint, enfant, petit-enfant… doit apporter à son aîné dans le besoin. L’ASH vient compléter en quelque sorte l’aide apportée en premier lieu par la famille.
Ensuite, parce que les montants reçus au titre de l’ASH ne sont pas un dû. Ils sont remboursables :
- par le bénéficiaire lui-même s’il “revient à meilleure fortune” (autrement dit, sa situation s’améliore et il a désormais les moyens de payer son hébergement),
- par ses héritiers, via une récupération sur succession (le département prélève alors sur la valeur de l’héritage les sommes qu’il a versées au titre de l’ASH).
Il faut savoir que ces mécanismes sont loin d’être théoriques : 97 % des départements procèdent systématiquement à la récupération sur succession, tous recourent à l’obligation alimentaire auprès des enfants du bénéficiaire (c’est plus rare pour les gendres, belles-filles, et surtout les petits-enfants).

Quelles aides pour mon proche ?
Les acronymes, les conditions d’attribution, les formulaires de demandes compliqués … Lorsqu’on vient en aide à un proche en perte d’autonomie on est souvent noyé d’informations avec peu de temps pour les déchiffrer au risque d’abandonner le recours à des aides financières nécessaires. Avec ce questionnaire simple de quelques minutes, Ma Boussole Aidants évalue le profil de votre proche et vous aiguille sur une sélection d'aides auxquelles il est éligible, en quoi elles consistent et comment faire votre demande.
1 Les retraités et les retraites – Édition 2025, Drees (données 2023)
2 Source : L’aide sociale aux personnes âgées ou handicapées - Perte d’autonomie et handicap - Édition 2025
Le montant moyen de ces aides est calculé par la Drees à l’aide d’un modèle statistique appelé Autonomix. De l’aveu de ses concepteurs, il sous-estime le montant réel des allocations logement (APL, ALF et ALS).