Chez lui, ou en maison de retraite ? Les clés pour choisir la meilleure solution pour votre proche

Où une personne âgée sera-t-elle bien suivie, épanouie, entourée ? Maintien à domicile, hébergement spécialisé et solutions alternatives : les options sont nombreuses. Voici toutes les clés pour faire le meilleur choix… pour elle comme pour ses proches aidants.


maintien à domicile ou ehpad

D’une enquête d’opinion à l’autre, le chiffre varie. Pas la tendance : entre 8 Français sur 10 préfèrent rester chez eux, plutôt que d’aller s’installer en maison de retraite. Mais ce chiffre est un peu trompeur : les personnes âgées, comme leurs proches aidants, savent aussi que vivre dans un Ehpad ou une autre structure adaptée peut constituer la meilleure solution. Et elles ignorent souvent qu’il existe des solutions alternatives, ou progressives.

Une personne de votre entourage commence à montrer des signes de perte d’autonomie ? La question de la meilleure solution d’hébergement pour elle se pose ? Voici de quoi y voir plus clair dans l’ensemble des options qui s’offrent à vous. Et faire le meilleur choix pour votre proche (et vous-même), en concertation.

 

Un proche âgé et/ou dépendant : quels choix s’offrent à vous ?

Le maintien à domicile

Première option, et souvent celle qu’on privilégie : que votre proche reste chez lui. Là où il a ses habitudes, dans le quartier où il a noué des connaissances, et dans un environnement “à lui”. Psychologiquement, c’est aussi la solution la plus valorisante : si votre père, mère, conjoint… est encore capable de vivre chez lui, c’est qu’il n’est pas encore “trop vieux”.

En revanche, c’est un choix qui entraînera, pour vous et ses autres aidants, plus d’implication :

  • Il faudra être présent,

  • probablement choisir et organiser différents services d’aide à domicile,

  • voire lancer quelques travaux et aménagements dans la maison ou l’appartement.

 

La maison de retraite

Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées (Ehpa) ou Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (Ehpad) : ce qu’on recouvre sous le vocable de “maison de retraite” est beaucoup plus varié qu’il n’y paraît. Selon qu’il y a besoin ou non d’un suivi médical, en fonction de l’état de santé de votre proche, et de son degré d’autonomie, vous opterez entre :

 

Les solutions alternatives

À côté de ces deux options (assez évidentes…) qui s’offrent à votre proche, il existe bien des nuances. Et des alternatives. Si les solutions “100% domicile” ou “100% hébergement spécialisé” ne conviennent pas à votre proche, vous pouvez envisager de :

 

Hébergement d’un proche âgé : 4 critères pour faire le bon choix

On le voit : il existe en réalité de très nombreuses solutions pour vieillir dans les meilleures conditions. Et le choix ne se résume donc pas à un “match” entre le domicile et la maison de retraite. C’est une bonne nouvelle : cela signifie qu’il existe une configuration qui sera la plus adaptée :

  • à la situation de votre proche (degré d’autonomie, état de santé, etc.),

  • aux désirs et à la personnalité de votre proche,

  • à vos propres contraintes (de travail, de vie familial, d’éloignement géographique).

Le revers de la médaille ? Le choix sera compliqué ! Et vous demandera de bien peser tous les éléments de votre décision.

 

BON A SAVOIR

 

Orizea, votre “conseiller d’orientation vieillesse”

Votre proche (ou vous-même) dépend d’une caisse de retraite Agirc-Arrco ? En contactant le service d’action sociale de la caisse de retraite complémentaire (Ag2r La Mondiale, Apicil, Klesia, Malakoff Médéric Humanis…) vous pouvez bénéficier d’Orizea.

Orizea est un service gratuit qui :

- vous informe et conseille sur les solutions d’hébergement,

- vous accompagne dans l’évaluation et le choix d’une résidence pour votre proche,

- vous prête main-forte ensuite pour les démarches administratives et l’inscription.

En savoir plus sur Orizea

 

 

1. Le degré d’autonomie de votre proche

Avant d’envisager l’entrée de votre proche en Ehpad ou autre résidence spécialisée, plutôt que de s’arc-bouter sur l’option “rester à la maison”, il faut d’abord répondre à cette simple question : que peut encore faire mon proche, seul et sans aide ?

Simple question… en apparence bien sûr. Peut-il se préparer ses repas sans risque ? Se déplace-t-il (pour faire ses courses, aller voir des amis, vaquer à ses loisirs…) encore aisément ? La toilette, l’habillage, le simple fait de se rendre d’une pièce à l’autre posent-ils problème ?

Pour y répondre, il faut recourir à la grille AGGIR : 8 questions simples relatives à ces actes de la vie quotidienne, qui permettront de “classer” le niveau d'autonomie de votre proche sur une échelle de 6 niveaux de dépendance (les GIR) du moins (GIR 1) au plus autonome (GIR 6). À faire ensuite évaluer avec plus de précision par un médecin.

 

Votre proche est-il encore autonome ?

Utilisez notre simulateur en ligne pour vous faire une première idée.

Calculer son GIR

 

 

2. L’état de son domicile

On achète (ou on loue) rarement son chez-soi en ayant en tête le côté pratique et fonctionnel du domicile quand l’âge viendra. Et tous les logements ne sont donc pas aussi bien adaptés à une mobilité réduite, une moindre agilité, des mains moins fermes… Il faut donc évaluer d’un oeil un peu “critique” le logement de votre proche, pour savoir :

  • s’il peut encore y demeurer sans danger

  • s’il est toujours pratique, agréable à vivre…

  • s’il nécessite des aménagements, à la marge ou de grande ampleur.

Ces aménagements peuvent en effet aller de la simple réorganisation (rendre certains objets plus accessibles, mettre votre proche dans une chambre plus adaptée, revoir l’agencement du mobilier) à des chantiers plus lourds.

 

BON A SAVOIR

Faire “auditer” le domicile de votre proche par un expert

Pour les bénéficiaires d’une retraite complémentaire de l’Agirc-Arrco, le service “Diagnostic bien chez moi” permet de bénéficier d’un examen du domicile par un ergothérapeute. Ce professionnel saura vous orienter vers les bonnes solutions pour rendre la maison de votre proche plus adaptée à sa situation.

Découvrir le service

 

3. Les souhaits (et la personnalité) de votre proche

On a trop tendance à considérer la maison de retraite comme une solution “par défaut”, qu’on prend à contre-cœur lorsqu’une personne âgée ne peut raisonnablement plus rester chez elle. Ce n’est pas toujours le cas… Et il convient donc d’analyser cela avec un maximum de recul.

Posez-vous donc les “bonnes” questions :

  • votre proche souffre-t-il de la solitude (et bénéficierait du contact avec les autres pensionnaires d’un Ehpad) ?

  • a-t-il encore beaucoup d’attaches dans son quartier ?

  • attache-t-il énormément d’importance à sa liberté et son autonomie (auquel cas l’intégration dans le cadre “collectif” d’un établissement spécialisé lui posera problème) ?

  • tout simplement, qu’en pense-t-il ? À quelles conditions une maison de retraite lui semblerait préférable ?

 

4. Votre propre situation (et celle des autres aidants potentiels)

C’est le dernier critère, mais ce n’est pas le moins important ! Car si vous en êtes à vous poser la question de l’hébergement de votre proche, c’est probablement parce que certains signes laissent penser que la situation actuelle n’est pas tenable. Ou qu’il est temps d’anticiper pour ne pas être pris au dépourvu.

Si la priorité est de permettre à votre proche de rester chez lui, il faut donc se demander :

  • si vous vivez suffisamment près de votre proche pour lui rendre visite facilement (et fréquemment)

  • si vous aurez le temps (sans porter préjudice à votre vie professionnelle, votre vie de famille…) d’être présent autant que nécessaire

  • si vous pouvez vous débrouiller sans avoir recours à un ou des professionnels de services à la personne...

  • … ou si d’autres amis ou membre de la famille peuvent vous épauler et se charger de votre proche (parfois, régulièrement, souvent)...

Si à ces questions, la réponse est “Non”, cela ne signifie pas forcément que le maintien à domicile de votre proche est exclu. Mais que vous devrez trouver des solutions pour souffler et prendre du temps pour vous, identifier les aides qui permettront de faire face et les professionnels qui sauront aider votre proche.

 

 

Devenir aidant d’un proche dépendant vous “tombe” en effet souvent dessus sans crier gare. C’est pour beaucoup une évidence, et une responsabilité qu’on endosse naturellement. Mais cela vient aussi avec de vraies contraintes, et des conséquences non négligeables.

Anticiper, s’organiser, et savoir jusqu’où on pourra s’impliquer ne diminue en rien votre attachement à la personne aidée. C’est même le meilleur service que vous pouvez vous rendre à tous les deux !

 

 

 

Trouver une solution d'hébergement adaptée
Découvrez les conseils pratiques du guide ORIZEA

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