Ni domicile, ni EHPAD : quelles autres solutions pour héberger un proche âgé ?

Résidence autonomie, accueil familial, habitat intergénérationnel… Entre le maintien à domicile et l’entrée en maison de retraite, il existe de nombreuses autres solutions d’hébergement pour une personne âgée ou dépendante. Voici comment trouver celle qui pourra le mieux correspondre aux besoins et souhaits de votre proche.

Par choix, parce que l’isolement se fait trop pesant, ou par réalisme, parce que malgré les divers aménagements que vous pouviez y faire et les diverses solutions d’aide au maintien à domicile, la conclusion s’impose : votre proche ne peut plus demeurer chez lui. Même si c’est le choix privilégié par la plupart des personnes concernées.

Faut-il pour autant vous mettre en quête d’une place en EHPAD ? Pas forcément. Entre la maison et la maison de retraite, il existe de nombreuses autres solutions, moins connues, mais qui pourraient bien être parfaitement adaptées aux besoins (et aux souhaits) de la personne que vous accompagnez. En voici quelques-uns, à choisir en fonction du degré d’autonomie de votre proche.

 

 

Les alternatives au “100% domicile”

Votre proche est encore relativement autonome ? Il n’a pas forcément besoin d’un suivi médical régulier mais plutôt d’un environnement adapté à son état physique ? Voici quelques pistes d’hébergement alternatives pour lui permettre de vivre plus sereinement.

 

L’habitat modulaire : son chez-lui chez vous   

C’est une solution originale, et pour tout dire assez peu répandue : héberger votre proche au plus près de vous (ou d’un autre proche), mais pas chez vous. Comment ? En installant une dépendance pré-montée et pré-équipée (le plus souvent dans le jardin), un “module” de base d’environ 20 m2. D’où le nom d’habitat modulaire. 

L’avantage ? Une proximité totale et rassurante, tout en préservant l’indépendance et l’intimité de chacun. Le module comprend en effet une pièce à vivre avec cuisine ouverte et une salle de bain. Et il peut, selon les fabricants, être équipé des dernières innovations de gérontechnologies, ou personnalisé pour s’adapter à la maison principale.  

 

L’habitat intergénérationnel : pour rompre l’isolement

D’un côté un jeune adulte qui peine à trouver un logement. De l’autre un senior disposant d’un appartement ou d’une maison devenu trop vaste. Quand le second propose une chambre au premier, c’est gagnant-gagnant !

Moyennant un loyer et quelques services au quotidien, votre proche qui opte pour cette formule d’habitat intergénérationnel se donne la possibilité de demeurer chez lui, tout en se facilitant la vie et en rompant son isolement. Et vous, en tant qu’aidant, y gagnez en tranquillité d’esprit…

 

bon à savoir

L’habitat dit "kangourou" est le partage d’une même habitation par une famille et un senior dans laquelle chacun a son espace mais où les services mutuels sont de règle.

 

Les habitats communautaires ou groupés : une chambre à soi, des espaces en commun

Cette formule “communautaire” n’a rien d’une fantaisie “hippie”. C’est même un modèle en plein développement, avec de multiples variantes :

  • en habitat communautaire au sens propre, chaque personne âgée dispose de sa propre chambre mais tous les autres espaces (cuisine, salle de bain, buanderie, salles de vie…) sont partagées.

  • en habitat groupé, chacun dispose de son propre logement avec la plupart des fonctionnalités, seule une partie des espaces sont alors partagés, par exemple l’espace repas.

  • en béguinage, chacun dispose de son logement mais la vie se fait en communauté et les espaces communs sont gérés par des structures spécialisées.

Ces nouveaux modes d’habitation ne sont pas réservés aux personnes âgées. Mais le modèle a été adapté avec succès aux besoins spécifiques des seniors depuis quelques années vers les “villages retraites”. Généralement implantés dans des zones péri-urbaine, les villages retraite sont composés d’une vingtaine de logements individuels avec des espaces communs comprenant lieux de réunion, cuisine, laverie, jardin potager, piscine… 

Quelques appartements supplémentaires sont prévus pour recevoir les proches quelques jours ou pour loger un infirmier. Tout en permettant à chaque résident de conserver son indépendance, ce type d’habitat permet une mutualisation des services à moindre coût, et sauvegarde le lien social.

 

L’accueil familial : une chambre chez l’habitant

Dernière solution qui permet d’héberger votre proche dans un cadre “domestique” : l’accueil familial, qui concerne à ce jour 18 000 personnes en France. Le principe ? Un accueillant (soit une personne seule, soit un couple), qui met à disposition une chambre, et l’accès aux pièces communes de son domicile, le tout dans un cadre adapté à la perte d’autonomie de votre proche. Selon les besoins, l’accueillant familial aide dans les tâches du quotidien.

Très encadré, et donc très sûr, l’accueil familial offre en plus l’avantage de la souplesse : il peut être temporaire ou permanent, à temps plein ou à temps partiel. Et permet à votre proche de maintenir un vrai lien social.

 

Les alternatives au “100% EHPAD”

Dans certains cas, il n’y a pas d’autre solution que de se tourner vers un hébergement spécialisé : pas de logement adapté aux difficultés de mobilité, pas d’accueil familial disponible à proximité… Mais il existe pourtant des alternatives à l’EHPAD classique, permanent, et définitif.

 

Les résidences autonomie et les résidences service : des copropriétés conçues pour les seniors

Si votre proche est encore relativement autonome, mais que vous souhaitez anticiper l’évolution jusqu’à un certain niveau de dépendance, ces copropriétés à échelle humaine pourraient bien constituer la solution.

Elles sont en effet bâties et conçues dès l’origine pour convenir à des personnes âgées, avec des accès et des circulations bien aménagées. Elles sont aussi “livrées” avec des services domestiques de ménage, de blanchisserie, de cuisine… assurées par un personnel dédié.

Ces solutions à mi-chemin entre le “vrai” domicile et l’établissement spécialisé sont de deux sortes :

 

bon à savoir

Ce genre de structure existe-t-il près de chez vous ? Vous pouvez le savoir en effectuant une recherche sur notre annuaire des établissement spécialisés

 

Les accueils de jour ou de nuit en EHPAD : pour s’acclimater ou souffler

L’un des principaux freins à l’entrée en EHPAD, c’est son caractère définitif. Emménager en maison de retraite, c’est une rupture par rapport à ses habitudes anciennes, la fin de sa vie “d’avant”... Mais il faut savoir que ces établissements offrent d’autres possibilités que l’hébergement à plein temps :

  • l’accueil de jour, d’une demi-journée à plusieurs jours par semaine

  • plus rarement l’accueil de nuit, le résidant demeurant donc chez lui dans la journée

  • et enfin des hébergements temporaires à temps partiel ou complet

Outre l’avantage de vous permettre, en tant qu’aidant, de “souffler” un petit peu en confiant votre proche à des professionnels, ces formules alternatives en EHPAD offrent la possibilité de “tester” l’établissement et de savoir s’il convient. Mais aussi de nouer des liens avec les autres résidents et donc de retrouver une certaine sociabilisation.

 

bon à savoir

Orizea, votre “conseiller d’orientation vieillesse”

Votre proche (ou vous-même) dépend d’une caisse de retraite Agirc-Arrco ? En contactant le service d’action sociale de la caisse de retraite complémentaire (Ag2r La Mondiale, Apicil, Klesia, Malakoff Médéric Humanis…) vous pouvez bénéficier d’Orizea.

Orizea est un service gratuit qui :

  • vous informe et conseille sur les solutions d’hébergement,

  • vous accompagne dans l’évaluation et le choix d’une résidence pour votre proche,

  • vous prête main-forte ensuite pour les démarches administratives et l’inscription.

En savoir plus sur Orizea

 

 

 

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